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26 septembre 2005, Libération, Le Monde, agences AP et AFP, Blognews

lundi 26 septembre 2005

La sécheresse, les "puits" et les "sources" de carbone. La végétation mondiale, généralement considérée comme un "puit de carbone" qui permet de lutter contre le renforcement de l’effet de serre planétaire, serait-elle en train de se transformer en "source" ? C’est la crainte exprimée par des scientifiques européens, qui analysent dans la dernière livraison de la revue Nature les effets de la canicule de 2003 sur les arbres et les plantes cultivées. « Plus il fait chaud et sec, moins les plantes poussent et plus il fera chaud », résume Sylvestre Huet dans Libération, qui tente d’expliquer ce que les scientifiques nomment un « feedback positif ». Dans le Monde, Pierre Le Hir souligne que « ces conclusions inattendues vont sans doute obliger les climatologues à revoir leurs modèles. Ceux-ci prédisaient plutôt que le réchauffement climatique aurait pour effet, en Europe et aux latitudes tempérées, d’allonger la saison de végétation active et de stimuler la flore ». Le journaliste signale également les réserves que suscite ces conclusions européennes aux Etats-Unis et cite un chercheur californien qui estime que « le ralentissement de la photosynthèse ayant bridé en 2003 la pousse des végétaux en Europe n’affecterait pas les forêts nord-américaines, habituées à des chaleurs estivales plus élevées ». C’est au conditionnel que l’agence AP rapporte que les fortes sécheresses pourraient avoir un impact durable sur les écosystèmes, ajoutant que « les chercheurs estiment qu’il est encore trop tôt pour analyser l’impact à long terme d’un tel épisode climatique sur la végétation ». L’AFP s’en tient aux faits relevés par l’étude : la canicule 2003 a réduit la croissance des plantes de 30%. « Pire » que les mauvais récoltes, ajoute la dépêche, « la forêt comme les espaces cultivés européens, qui avalent chaque année environ 125 millions de tonnes de carbone, en ont, en 2003, rejetés 500 millions de tonnes ». Ce résultat, qualifié d’« anormal » par AP, « inattendu » par Le Monde et « menaçant » pour Libération, ne semble pas étonner Jean Laplace, simple "citoyen-reporter" du site Blognews, qui se présente « comme une agence de presse de « nouvelle génération » faite par et pour les internautes ». L’auteur, Jean Laplace, se dit surtout « surpris » par l’ampleur du phénomène et y voit la confirmation de la nécessité d’irriguer le maïs en période de sécheresse, affirmant sous caution d’« autres scientifiques » « qu’un ha de maïs en pleine végétation capterait plus de CO2 qu’un ha de forêt ». Hélas, il ne cite pas ses sources...


Voir en ligne : La forêt landaise a été auscultée cet été pour le programme CarboEurope

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