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26 avril 2006, La Dépêche du Midi, Sud Ouest, 20 Minutes, Libération, Le Figaro, TF1, France 2 et France 3

mercredi 26 avril 2006

Réintroduction d’ours perturbée dans les Pyrénées. Près de 24 heures après sa capture en Slovénie, l’ourse attendue à Arbas (Haute-Garonne), dans les Pyrénées, a finalement été relâchée quelques kilomètres plus loin, à Burgalays, dans la nuit. Un ours "mal lâché", ose en titre Dépêche du Midi, qui décrit en pages régionales ce « lâcher mouvementé ». Le quotidien gratuit 20 Minutes annonce même dans ses pages nationales que « le lâcher a été suspendu », tandis que dans les pages de son édition toulousaine, Hélène Ménal raconte que « des anti-ours bloquent l’arrivée » de l’animal, baptisé Palouma. C’est finalement sur son site Internet que le quotidien annonce, grâce à une dépêche de l’AFP, que l’ours slovène a été lâché dans les Pyrénées, « en dépit des protestations », vers 22 heures. « L’ourse Palouma a gagné les vallées pyrénéennes », annonce en bref Le Figaro, qui insiste sur la forte surveillance policière déployée qui n’aura toutefois pas réussi à éloigner « les contestataires venus gâcher la fête » à Arbas. Libération évoque un « énorme barnum médiatico-policier » et juge que la réintroduction a été « trop médiatisée ». Sylvie Bret ajoute dans un encadré que l’ours « n’est pas une espèce menacée », affirmant même que « le plantigrade prolifère en Europe ». « La première opération de réintroduction d’ours qui devait se dérouler dans le plus grand secret, a connu le ridicule d’un fiasco », estime pour sa part Olivier de Marliave, responsable du site Internet de France 3 Aquitaine. Son homologue de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, Claude Stéphane, se montre plus prudent et plus lent à suivre les derniers évènement, se contentant de souligner que « la polémique précède le nouveau plan de réintroduction ». France 2, qui a acquis les droits des images de la réintroduction en exclusivité, propose quelques images du lâcher à Burgalays, diffusées dans l’émission Télématin, sur son site internet, qui se réjouit d’annoncer que « l’ourse Palouma gambade dans les Pyrénées ». A défaut de ces fameuses images, TF1 se contente de signaler grâce à l’AFP que Paloma a été « relâchée malgré les opposants » et diffuse sur son site un reportage sur « ces militants opposés à l’ours ». Dans les colonnes des quotidiens régionaux, c’est la même description du silence qui devait précéder le lâcher, soudain interrompu par l’irruption au dernier moment des opposants. « La déception des invités est à la hauteur de l’attente, l’embarras du préfet à la mesure du dispositif, la stratégie des anti-ours témoigne de leur détermination », résume Pascal Jalabert dans La Dépêche du Midi. Son confrère de Sud Ouest, Pierre Verdet, décrit la confusion qui s’en est suivi et s’étonne de l’absence apparente d’un plan B « pour faire face à un tel événement que d’aucuns avaient pourtant affirmé inéluctable ». « On voit mal comment l’opération de réintroduction des cinq ours slovènes prévus pourra se poursuivre malgré la volonté affichée par la ministre », poursuit Pierre Verdet. Sud Ouest publie également un reportage de Pierre Verdet en Slovénie, dans le massif forestier de Sneznik, où Paloma a été capturée lundi. La cohabitation s’y passe sans problèmes, témoigne le journaliste.
A l’inverse, La Dépêche préfère revenir aujourd’hui sur des articles relatant les positions hostiles à l’ours dans ses éditions ariégeoises et haut-pyrénéenne, à l’exception de l’édition haut-garonnaise qui revient sur la déception ressentie à Arbas.


Voir en ligne : L’Ariège ne doit pas devenir une réserve de fauves, communiqué du conseil général diffusé sur son site internet (pdf)

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