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25 novembre 2005, Nouvel Observateur, Les Echos et Futura Sciences

vendredi 25 novembre 2005

Le yahourt, les bactéries et la bio. Consommateurs et producteurs redécouvrent, parfois à leur insu, les vertus du "vivant", y compris des bactéries. Contre les excès de la stérilisation, préconisée en médecine et dans l’alimentation, les agriculteurs font l’expérience qu’une terre "stérile" est infertile. Petite illustration grâce à un pot de yaourt. « Les Français, qui en moyenne engloutissent chacun 20 kilos de yaourt par an (soit 170 pots), savent-ils qu’ils absorbent par la même occasion, toujours annuellement et par personne, un minimum de... 20 milliards de bactéries vivantes », se demande Fabine Gruhier dans le Nouvel Observateur. Le journaliste explique qu’on ne connait pas bien la fonction naturelle de ces germes présents sur les pis des vaches, qui permettent sa fabrication, mais signale que des chercheurs de l’Inra ont séquencé le génome de Streptococcus thermophilus , l’une des bactéries présente en masse dans le yaourt. Le site Futura Sciences, reprenant ces travaux de l’Inra, annonçait dès cet été que le streptocoque « fait dans la pneumonie et le yaourt ! » L’article explique qu’il y a plusieurs bactéries du genre streptococcus et que celui du yaourt a perdu ses gênes pathogènes en arrivant dans le lait « grâce à des bactéries avec lesquelles il partage la niche écologique ». Le Nouvel Observateur salue cette recherche menée par « de « vrais » chercheurs scientifiques », opposée implicitement aux recherches des grands producteurs industriels de yaourt qui sélectionnent les souches bactériennes « au secret jalousement gardé, pour obtenir des propriétés et des goûts spécifiques » et multiplient les arguments marketing sur « les promesses des « yaourts du futur » (yaourts antistress, anticholestérol, capables de stimuler le système immunitaire, de prévenir le cancer du côlon ou les maladies cardio-vasculaires, ou encore yaourts enrichis aux précieux facteurs oméga 3 et on en oublie...) » Le journaliste signale une autre piste de développement pour les industriels du yaourt : le marché chinois, qui ne consomme actuellement que quelques grammes par an et par habitant. Le journal Les Echos s’intéressait pour sa part la semaine dernière au marché américain, et au n°3 du secteur : Stonyfield Farm, révcemment racheté par Danone. Depuis trois mois, ses ventes de yaourts biologiques ont crû de 40 %, signale Matthieu Quiret. Pour le fondateur de l’entreprise, c’est à cause de l’ouragan Katrina. « Les Américains ont enfin pris conscience du dérèglement de la planète et le font savoir dans les rayons alimentaires », résume le journaliste des Echos. Son article développe le brillant avenir prédit à l’agriculture biologique et affirme en titre que « l’agriculture doit produire une nourriture saine ». A noter que l’article est paru à l’occasion d’un colloque co-organisé par Les Echos « sur le thème de la réconciliation de l’économie et de l’écologie », auquel participait Franck Riboud, PDG de Danone.


Voir en ligne : Le yaourt expliqué sur le site de l’INRA

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