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24 novembre 2004, Midi-Libre, Le Figaro et Le Parisien

mercredi 24 novembre 2004

Viande avariée en supérette. Faut-il faire confiance à la viande emballée en barquette des supérettes ? La fermeture très médiatisée d’un Ecomarché du Gard, accusé de vendre de la viande avariée, fait suite à la condamnation, plus confidentielle, du gérant d’un Shopi de Seine-et-Marne. Toutes les chaînes de télévision nationales se sont ruées en début de semaine à Roquemaure (Gard) après la descente de gendarmerie réalisée lundi matin dans la supérette Ecomarché de la commune. L’intervention a mobilisé la brigade territoriale de Roquemaure et Villeneuve-lès-Avignon, la compagnie de gendarmerie, la brigade de recherche et l’équipe cynophile de Bagnols. Mais aussi la DDCCRF (Direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), l’Ursaff, la direction des services vétérinaires, le fisc, relate Midi-Libre dans son édition de mardi. C’est un gendarme qui, en faisant ses courses, avait remarqué le manège curieux du boucher de cette moyenne surface, précise une dépêche de l’agence AP sur le site du Nouvel Obs. En fin de semaine, les viandes périmées étaient mises de côté, trempaient tout le week-end dans une saumure, dont les ingrédients doivent encore être identifiés, et étaient replacées en rayon le lundi matin. Les étiquettes étaient refaites, les viandes étaient masquées par des sauces opaques et, au passage, de la viande de porc devenait de la viande de veau, résume la dépêche. Depuis deux jours, les habitants de Roquemaure s’interrogent mutuellement pour connaître le contenu de leurs derniers achats à la supérette Ecomarché, raconte Le Figaro. Midi-Libre cite une employée du magasin qui affirme qu’« aucun personnel ne faisait ses courses là-bas... ». Avant-même cette affaire spectaculaire, Le Parisien annonçait dès vendredi la condamnation du gérant d’une supérette Shopi pour des faîts similaires. L’homme avait déjà été condamné en 2001 pour des faits strictement identiques et avait reçu de nombreuses mises en demeure, souligne l’article du Parisien, qui précise que cette supérette de Chelles ne fait plus aucun conditionnement, « tout arrive déjà prêt d’une centrale d’achats ». Cette information n’a pas dépassé les pages locales "Seine-et Marne Nord" du Parisien. En marge de ces deux affaires, une étude d’une équipe INRA d’Ivry avait montré en septembre comment les promotions dopaient la vente de viande en grande surface : un magasin en promo vendrait en moyenne 9 fois plus de rôti de porc et 12 fois plus de rôti de bœuf qu’un magasin sans promo.


Voir en ligne : Analyse des phénomènes promotionnels en produits carnés, l’étude de l’INRA sur le site de l’OFIVAL

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