Accueil > Archives > 24 février 2005, Le Monde, AP et Futura Sciences

24 février 2005, Le Monde, AP et Futura Sciences

jeudi 24 février 2005

Café, carottes et sauce anglaise au menu anti-cancer. La mode change : après la traque aux produits "cancérigènes", ce sont les vertus anti-cancéreuses supposées de certains aliments qui font désormais régulièrement la une de l’actualité. Une étude japonaise a ainsi récemment mis en avant le café dans la prévention du cancer du foie. Selon les chercheurs japonais, ce sont les antioxydants du café qui expliqueraient ce résultat. Les chercheurs ont également étudié la consommation de thé vert, qui contient d’autres genres d’antioxydants, mais sans trouver de corrélation avec le cancer du foie, concluait l’agence AP. Les amateurs de café noir tenaient leur revanche face aux buveurs de thé, dont les vertus "médicales" sont largement vantées. Dans le même registre, la carotte revient en force grâce à un chercheur danois. Consommées crues, elles lutteraient contre le cancer du colon, résume le site Futura Sciences. Non pas grâce à la fameuse bêta-carotène, mais avec une autre substance, le falcarinol. L’Institut danois des sciences agronomiques cherche à mettre au point des méthodes de culture de carottes affichant des teneurs plus élevées en falcarinol, précise le site. Dans Le Monde, Paul Benkimoun revient sur le rôle capital de l’alimentation dans la prévention du cancer. Le journaliste regrette en résumé que l’on ne mange toujours pas assez de légumes, alors que l’on fait désormais attention aux graisses pour prévenir les maladies cardiovasculaires. « Il y a en effet un paradoxe entre l’ampleur de la capacité d’action à l’égard du risque et la perception qu’en a l’opinion. Il est pourtant beaucoup moins compliqué de modifier le contenu de l’assiette que d’agir sur les gènes ou sur l’environnement », réagit Serge Hercberg, chercheur Inserm et vice-président du Comité stratégique du programme national nutrition santé, dans une interview associée à l’article. Le chercheur insiste sur le fait que ses recommandations ne formulent pas seulement des « interdits » mais constate qu’il est surtout interrogé sur les risques des colorants, des additifs ou des pesticides. « C’est finalement le risque de toxicité qui préoccupe », conclut M.Hercberg. Le journaliste du Monde va dans le même sens, en affirmant que « les additifs alimentaires, dénoncés il y a plus de trente ans dans la "liste de Villejuif", ne sont ni cancérogènes ni toxiques ». Une récente dépêche de l’agence AP signale cependant qu’une alerte internationale a été lancée à Londres après la découverte d’un colorant cancérigène dans une sauce. L’agence de sécurité des aliments en Grande-Bretagne a mis en garde contre la consommation de plus de 350 produits frais ou surgelés, mais l’information a peu été repercutée en France.


Voir en ligne : La page du réseau NACRE (National Alimentation Cancer Recherche) de l’INRA

Top