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22 septembre 2006, Le Figaro, Sud Ouest, Le Monde et Libération

vendredi 22 septembre 2006

Retour des huîtres d’Arcachon sur le marché. Un mois après les premières mesures sanitaires de limitation des ventes d’huîtres du bassin d’Arcachon, les producteurs ont décidé de reprendre la commercialisation. La profession est ainsi revenue sur sa décision de la semaine dernière de ne pas commercialiser leurs produits tant qu’ils n’avaient pas été lavés de tout soupçon après les décès de deux personnes qui en avaient consommé, note Sophie Austruy dans Le Figaro, qui ajoute que « la colère et le sentiment d’injustice des ostréiculteurs restent cependant intacts ». Aux cotés des ostréiculteurs à Arcachon au moment de la décision, une journaliste de Sud Ouest confirme : l’heure n’est pas vraiment à la fête, même si le soulagement de savoir les souris vivantes conforte leur opinion que « les huîtres ont toujours été bonnes ». Le quotidien régional propose une rapide chronologie de l’affaire depuis le 21 août dernier. Le journal bordelais fait également le point sur l’enquête judiciaire, en cours après le décès toujours inexpliqué d’un sexagénaire qui avait consommé la veille des huîtres provenant d’un producteur de Gujan-Mestras. Le Figaro cite « des scellés » posés par la PJ « sur deux établissements ostréicoles ». Le porte-parole des ostréiculteurs, Joël Dupuch, évoque dans Sud Ouest « deux lots provenant de circuits fermés ». Laurent Rosso, le directeur du laboratoire de référence de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), précisait la semaine dernière dans Le Monde que « réglementairement, la situation est encore à risques ». Pour le moment, la toxine à l’origine de la mortalité des souris a disparu du bassin d’Arcachon, mais elle demeure inconnue aux yeux des scientifiques, résumait la correpondante du journal à Bordeaux. Selon Libération, citant le PDG de l’Ifremer contesté par les producteurs pour son fameux "test de la souris", l’apparition de plus en plus fréquente de toxines dans les coquillages « va accompagner la vie de la conchyliculture de manière durable ». Jean-Yves Perrot considère qu’il s’agit d’une conséquence du réchauffement climatique, résume la correspondante de Libération.


Voir en ligne : Présentation du REPHY (réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines) créé par l’Ifremer en 1984

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