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22 octobre 2007 ; Le Figaro, Le Monde, Libération, La Dépêche du Midi

mardi 23 octobre 2007

Environnement : les particules fines, l’étiquetage du prix en carbone, des stratégies pour une croissance non catastrophique et une consultation dans le Gers. L’association Ecologie sans frontière alerte l’opinion au sujet de la sous-évaluation de la pollution de l’air ambiant nous dit Marielle Court du Figaro. Des poussières microscopiques qui s’inhalent très facilement : les PM 10 soit "six à huit fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu ou de la taille d’une cellule" selon Airparif ; mais aussi les PM 2,5 de la taille d’une bactérie qui peuvent s’insinuer dans les cavités profondes des voies respiratoires. Sylvia Médina, épidémiologiste à l’Institut de veille sanitaire compare "l’exposition aux particules au tabagisme passif". "Enfin la Commission européenne évalue à 386 000 le nombre de décès prématurés par an et à 11 000 le nombre d’hospitalisation graves liées aux particules fines." Ecologie sans frontières espère que le "Grenelle de l’environnement" débouchera sur un projet de loi sur l’air auquel travaille le sénateur du Bas-Rhin Philippe Richert (UMP).
Dans Libération, l’on apprend que Jean-Louis Borloo veut imposer l’étiquetage du prix en carbone des produits de grande consommation dans les années qui viennent. "C’est une mesure sur laquelle on ne lâchera pas" dit-on au ministère et Jean-Louis Borloo rappelle qu’il compte "placer le consommateur au coeur des mutations environnementales". Pour Jean-Marc Jancovici "les étiquettes n’ont aucune efficacité directe, personne n’a arrêté de fumer en regardant le taux de nicotine sur un paquet de cigarettes. cet indicateur extra-financier n’a d’intérêt que dans la mesure où il prépare les gens à la hausse des prix."
Dominique Bourg, philosophe et membre du comité de veille scientifique de la Fondation Nicolas Hulot, interrogé dans le journal Le Monde, plaide pour une "croissance non catastrophique" et réfléchit depuis de nombreuses années à l’idée d’une société durable. "L’idéal social du développement durable doit permettre à chacun d’accéder à un niveau de vie correct.(...), permettre à des milliards de personnes de vivre correctement suppose d’accroître les niveaux de consommation. Voilà pourquoi il me paraît impossible de séparer les enjeux sociaux et environnementaux, ils doivent être menés de front." Et Dominique Bourg ajoute "une pure et simple décroissance me paraît idiot, car d’abord tout n’a pas vocation à décroître et, d’autre part, une décroissance généralisée signifie une déprime généralisée avec des problèmes sociaux infinis. Prétendre que le progrès technologique peut nous sauver est tout autant une ânerie." Seule alternative repenser nos façons de produire avec pour finalité le découplage.
Retour au terrain avec La Dépêche du Midi qui sous la plume de Pascal Jalabert évoque la consultation d’Auch, dernière réunion régionale du Grenelle de l’environnement. "Ajoutée par le ministère qui répare ainsi une omission suspecte (Le grand Sud-Ouest était rayé de la carte du Grenelle)" écrit l’auteur de l’article. Car le Grand sud-ouest cristallise tous les enjeux : les émissions de CO2 et autres gaz à effets de serre sont anormalement élevés, le débat sur les OGM est plus vif qu’ailleurs, la question des pesticides et de la dégradation des eaux divise écologistes, agriculteurs et élus. "Les débats d’Auch feront-ils émerger des terrains d’ententes ?" Affaire à suivre.


Voir en ligne : Sur le site de la Mission Agrobiosciences : Alimentation et environnement : le cas des perturbateurs endocriniens par Jean-Pierre Cravedi, Directeur de recherche Inra au sein du Laboratoire des xénobiotiques, expert à l’Agence européenne de sécurité.

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