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22 juillet 2005, Le Monde, Sud Ouest, La Dépêche du Midi et Le Temps (Genève)

vendredi 22 juillet 2005

L’arrivée de nouveaux ours reportée en France, attendue en Suisse. Alors que la ministre de l’Ecologie Nelly Olin vient d’annoncer le report de l’introduction de nouveaux ours slovènes dans les Pyrénées à 2006, d’autres ours de même origine, réintroduits dans le Trentin italien, sont annoncés du coté de la frontière suisse. Le quotidien régional Sud Ouest, qui avait déjà annoncé en juin dernier que les premières réintroductions promises par l’ancien ministre Serge Lepeltier pour l’automne 2005 seraient reportées, explique que la décision de lâcher 5 femelles en 2006 « émanerait directement du président de la République ». Une information confirmée par Le Monde, qui note que Jacques Chirac « a redit à Mme Olin qu’il voulait que la promesse faite par M. Lepeltier soit tenue ». Pour justifier ce report, la journaliste du Monde explique que « Mme Olin veut surtout éviter de braquer les élus locaux et les éleveurs, qui expriment régulièrement leur hostilité à l’ours ». C’est raté si l’on en croit un nouvel article paru ce vendredi dans l’édition béarnaise de Sud Ouest, qui relate un véritable appel aux armes lancé par le maire de Bielle. Selon le quotidien régional qui traduit la réaction du député Jean Lassalle (UDF), ce report de six mois « serait un premier signe de recul, une façon « de faire faussement plaisir aux écolos ». » A l’inverse, l’édition commingeoise de La Dépêche du Midi relate l’assemblée générale de l’association pour la cohabitation pastorale (ACP). « Les éleveurs semblent avoir rapidement compris qu’il leur fallait admettre la présence de l’ours dans leur environnement, que les pouvoirs publics avaient décidé de réintroduire dans les Pyrénées », note la journaliste, qui relate que l’ACP compte 75 adhérents, éleveurs et apiculteurs. Dans Le Monde, François Arcangeli, maire d’Arbas (Haute-Garonne) souligne que les pertes de brebis sont moins nombreuses depuis la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées « car les bergers ont pris des mesures de protection qui les prémunissent contre toutes les formes de dégâts ou de prédations ». Selon M.Arcangeli repris par Le Monde, 200 brebis meurent à cause des attaques de l’ours « sur 20 000 brebis perdues, en moyenne, par an ».
Dans les Alpes suisses, c’est un animal aperçu dans les Grisons, non loin de la frontière italienne, qui a fait la Une du Temps. « L’accueil est froid. La plupart des habitants se montrent sceptiques. Les chasseurs sont hostiles », résume le quotidien helvétique. Dans un reportage avec le garde du parc national suisse qui a aperçu l’ours en train de dépecer une brebis « sans manières », la journaliste se demande déjà s’il ne s’agit pas d’un « ours à dommages », voire d’« un ours à problèmes ». « Dans le pire des cas, comme cela est arrivé en Autriche, il faut abattre les fauteurs de troubles », explique la journaliste. Une position soutenue par l’éditorialiste du journal. « Quand un individu commet des dégâts importants, la collectivité doit pouvoir s’en débarrasser. Les écologistes, qui exultent au retour de l’ours, ont un effort à faire pour admettre cette cautèle. Ils ont tort de se raidir dès qu’une autorisation de tirer un prédateur doit être délivrée », affirme François Modoux.


Voir en ligne : Une longue et intéressante analyse sur le statut des prédateurs en France sur le site Univers Nature

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