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22 février 2004, Libération, Le Monde, Le Figaro, Le Temps, La Tribune de Genève, Le Journal du Jura et L’Expansion

mardi 22 février 2005

L’industrie pharmaceutique se convertit au "low-cost". L’acquisition par le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis de deux laboratoires spécialisés dans la fabrication de médicaments génériques, en Allemangne et aux Etats-Unis, est abondamment commentée dans la presse. Novartis, premier copieur de médicaments, titre Libération, pour qui ce rachat « prouve l’effervescence croissante autour des copies conformes de médicaments ». L’article explique que les ventes de génériques, évaluées à 58 milliards en 2004, devraient doubler d’ici à 2010, « dopé(es) par le désir des Etats d’alléger leur facture de santé et par l’arrivée de molécules à succès dans le domaine public ». Dans Le Monde, le PDG de Novartis explique : avec le vieillissement de la population, les dépenses de santé vont augmenter mécaniquement. Il faut donc offrir aux gouvernements nationaux des possibilités de réduire les coûts en même temps qu’on leur propose d’investir dans de nouvelles dépenses. Pour le Figaro, cette opération sonne « la contre-attaque des laboratoires traditionnels face aux génériques ». L’article rappelle que Novartis était déjà devenu le n°1 des génériques en 1996, avant d’être détroné par l’israëlien Téva. Le Journal du Jura, un quotidien suisse, souligne que Novartis a déboursé 10 milliards de francs pour retrouver sa place de leader. « C’est beaucoup trop », souligne une analyste boursière dans La Tribune de Genève. C’est aussi l’opinion du journal suisse Le Temps. « La même entreprise peut-elle construire une Ferrari et une Logan, la voiture à 5000 euros ? », s’interroge même le journaliste Willy Boder, visiblement dubitatif face à la tentative de Novartis de s’adapter à un marché régi par des règles différentes de celles du marché des médicaments brevetés. Sur le site de L’Expansion, l’économiste Claude Le Pen lui emboîte le pas. « Le métier de génériqueur ne s’improvise pas », affirme cet universitaire, collaborateur du cabinet Aremis. « C’est quasiment une logique de grande distribution. Les labos ne s’adressent plus aux médecins mais aux pharmaciens », poursuit-il.


Voir en ligne : L’industrie pharmaceutique mondiale vue par une chercheuse belge tiers-mondiste

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