Accueil > Archives > 21 février 2006, Le Monde, Libération, Le Figaro et La Liberté (...)

21 février 2006, Le Monde, Libération, Le Figaro et La Liberté (Suisse)

mardi 21 février 2006

La grippe aviaire en Europe. La découverte du virus H5N1 dans six Etats membres de l’Union Européenne, dont la France, pose des questions sanitaires, mais aussi économiques. « En l’absence de risques immédiats pour l’homme, la principale préoccupation demeure l’impact économique de l’épizootie », écrit Jean-Yves Nau dans Le Monde. Le journaliste, spécialiste des sujets médicaux, explique que « des mesures d’aides aux aviculteurs devraient être mises en place, mais le soutien financier de l’Union n’est pas acquis tant que les élevages ne sont pas directement touchés par le virus ». L’Europe, affirme en titre son article, volerait « au secours des éleveurs de volailles », même si un deuxième article du correspondant du Monde à Bruxelles indique que « les Vingt-Cinq se divisent sur les aides à apporter aux éleveurs ». En fait, l’Europe a décidé de ne rien décider et la Commission Européenne a finalement refusé d’accorder des aides aux éleveurs. « Bruxelles résiste au virus », annonce Libération. Le quotidien suisse La Liberté va plus loin et explique en titre que « les chasseurs de subsides font chou blanc ». Selon la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fisher Boel, citée par le correspondant du quotidien de Fribourg, « on ne peut pas comparer la grippe aviaire à la crise de la vache folle ». Le journaliste ajoute que le ministre français de l’agriculture, Dominique Bussereau, « n’a pas réussi à émouvoir la Commission européenne », et le juge même « hypocrite ». Outre les vaines demandes d’aides aux éleveurs, également réclamées par l’Italie et la Grèce, le ministre français souhaitait aussi faire avaliser son plan de vaccination massive des élevages dans trois départements. « Ce plan n’a pas davantage fait l’unanimité », constate Le Figaro, qui annonce en titre que « l’Europe fait patienter la France ». Le journaliste Pierre Avril explique qu’au niveau européen, « la France est souvent suspectée de pratiquer une politique de l’esbroufe, dictée par la pression de ses agriculteurs ». Dans Libération, Florent Latrive estime que « la décision française semble presque d’affichage » et souligne que les vaccinations seraient davantages utiles au Nigéra et en Afrique, « où le confinement est difficile et la surveillance sanitaire quasi absente ».


Voir en ligne : Le point au 20 février sur la situation de l’influenza aviaire par pays, sur le site de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale)

Top