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21 février 2005, Le Monde, le journal du CNRS, Le Faso.net et L’Observateur Paalga (Burkina)

lundi 21 février 2005

La disparition de la mousson africaine. La sécheresse au Sahel est passée de mode, constate Jérôme Fénoglio dans Le Monde. Le journaliste estime pourtant qu’il s’agit de « l’exemple le plus édifiant des ravages que peut provoquer le réchauffement climatique ». Mais aujourd’hui, c’est la forêt amazonienne qui est sous les projecteurs médiatiques, regrette Jean-Luc Redelsperger, chercheur au CNRS et à Météo-France, interrogé par le journaliste en qualité de responsable du programme scientifique de l’Analyse multidisciplinaire de la mousson africaine (AMMA). Le programme AMMA a fait l’objet d’une présentation dans le journal du CNRS de novembre dernier. Le météorologue toulousain y dénonçait une autre idée reçue : la mousson n’existe pas seulement en Inde. « C’est même, pour les pays du Sahel, le seul épisode de pluie de l’année », précise Jean-Luc Redelsperger. Le journal du CNRS insiste sur l’aspect pratique du programme. « On ne sait pas prévoir avec précision la date de l’arrivée de la mousson, souligne le chercheur. Or, c’est une information fondamentale pour les agriculteurs locaux. Les semences sont rares, et il faut les planter juste avant la pluie. Trop tôt ou trop tard, elles sont perdues. » L’article du Monde reprend aussi cet argument, mais met surtout l’accent sur la recherche fondamentale des causes de la "disparition" de la mousson, évoquant à la fois le réchauffement du golfe de Guinée et la déforestation. « Pourquoi ne pleut-il pas ? » , s’interrogeait en juillet 2004 le quotidien burkinabé Le Faso. Dans un style "fleuri", l’article mêle explications scientifiques et rumeurs de marabout. Il n’évoque ni la déforestation, ni le programme AMMA, mais « le programme SAAGA ». Un programme également évoqué par L’Observateur Paalga, un autre journal du Burkina. On y comprend que ce programme consiste à faire ensemencer les nuages par de l’iodure d’argent avec des avions de l’armée. Mais le journaliste constatait que « les soldats de la pluie... du colonel Traoré sont impuissants » et que des cérémonies coutumières et religieuses étaient pratiquées pour faire tomber la pluie.


Voir en ligne : La présentation du programme AMMA sur son propre site

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