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20 minutes, Futura Sciences, Sciences et Avenir, Bulletins électroniques Etats-Unis

mardi 11 octobre 2011

Médicaments : quand les labos ne sont plus à la fête
La revue de presse de la Mission Agrobiosciences, 11 octobre 20011
20 minutes, Futura Sciences, Sciences et Avenir, Bulletins électroniques Etats-Unis

Alors que les scandales n’en finissent plus de secouer l’Agence de sécurité du médicament (Laboratoires Servier- Mediator- Proteleos), voilà une nouvelle affaire dont l’agence, qui tente de se refaire une santé et une image, se serait bien passée. Le laboratoire GSK est à son tour sur la sellette.
Dans un livre-réquisitoire « Sexe et addictions sur ordonnance » (l’àpart éditions, octobre 2011), un avocat dénonce les effets secondaires, passés sous silence, comme l’addiction au jeu ou l’hypersexualité, du Requip, un médicament anti-parkinsonien. Et d’épingler au passage l’inertie de l’Afssaps, mais aussi le silence des grandes associations parkinsoniennes, certaines ayant perçu des aides directes de GSK, peut-on lire dans un article de 20 minutes. Et ce n’est pas tout.

Alli, c’est fini
Rappelez-vous. En 2009, GSK mettait Alli sur le marché, une « pilule anti-obésité » petite sœur du Xénical (fabriqué par Roche), moins dosée en orlistat et non soumise à prescription, rappelle Futura sciences. Mais voilà, titre Sciences et avenir, que la pilule Alli se retrouve « dans le collimateur des autorités sanitaires ». Car l’orlistat, dernière spécialité encore autorisée en France pour le traitement de l’obésité et du surpoids, pourrait entraîner un « risque d’attentes hépatiques rares mais graves. ». Et le magazine d’évoquer « Les précédents [qui] incitent à la prudence. Toutes les molécules mises sur le marché ces dernières années pour traiter l’obésité ont fini par être retirées ou suspendues : c’est le cas de l’Isoméride et du Pondéral (retirés en 1997 en raison des risques cardio-pulmonaires), du rimonabant ou Accomplia (retiré en 2008 à cause des risques psychiques), ou encore de la sibutramine ou Sibutral (suspendue en janvier 2010 à cause des risques cardiovasculaires). Liste à laquelle il faut ajouter le Mediator, officiellement prescrit comme antidiabétique mais utilisé pour son effet coupe-faim, qui provoque des lésions des valves cardiaques. »
Dès lors, on comprend que les labos se livrent une bataille sans merci pour mettre au point le prochain médicament anti-obésité efficace et sans risque. Aux Etats-Unis, notamment, où le taux d’obésité atteint désormais presque 35%, indique le BE Etats-Unis, dans un papier en date du 30 septembre. Où l’on apprend que deux produits (le Lorcaserin et le Contrave), précédemment retoqués par la FDA, car nécessitant des essais cliniques complémentaires, pourraient bien revenir dans la course…
En espérant que si ces pilules ne s’avèrent pas miraculeuses, comme le pense Max Lafontan, interrogé dans nos colonnes en 2009, elles ne seront pas, cette fois, délétères.

Sources

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