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20 juillet 2005, Le Figaro, La Tribune, Libération, Nouvel Obs et 24heures

mercredi 20 juillet 2005

Danone (suite) : la rumeur Pepsi rend le yaourt effervescent. A la veille de la publication des résultats semestriels du groupe Danone, la perspective d’une OPA a fait grimper le cours de l’action de plus de 10% mardi à la Bourse. Selon le Financial Times repris sur le site du Nouvel Obs, le groupe américain PepsiCo s’intéresse bel et bien au rachat au n°1 français de l’agroalimentaire, tout en reconnaissant qu’une OPA hostile serait bouée à l’échec. « Danone "est plus qu’un fleuron", c’est "une entreprise particulière car elle procède de l’équilibre de notre production agricole (...) C’est une entreprise très importante pour l’équilibre de notre pays sur l’emploi, sur l’aménagement du territoire, sur la santé et sur l’art de vivre" », a par-ailleurs souligné Jean-Louis Borloo mercredi matin au micro d’Europe 1. Le ministre de la Cohésion sociale, qui a affirmé que le gouvernement « fera tout » pour s’opposer à une OPA hostile, ajoute sa voix à un concert de réactions politiques et syndicales allant de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn à la FNSEA et la CFDT. « Ils se lèvent tous pour Danone », titre Libération. L’éditorialiste de La Tribune, François-Xavier Piétri, se moque gentiment de ce « barrage patriotique » et des « réflexes cocardiers », s’étonnant de constater qu’il suffit « de simples rumeurs de marché pour que le tollé national s’organise ». Le Figaro évoque une mobilisation générale pour contrer PepsiCo. Le journaliste Gaëtan de Capèle analyse dans un deuxième article la « ligne de défense très politique » de Danone. « Pour autant, les armes dont disposent Danone et éventuellement le gouvernement s’il souhaitait intervenir, semblent relativement limitées », reconnait le journaliste, qui estime qu’il s’agit avant tout de « dissuasion ». Le Figaro, de loin le quotidien le plus en pointe sur ce dossier, juge néanmoins dans un éditorial que « cette campagne menée en sous-main pour mobiliser l’opinion face à l’imminence d’un raid n’a abouti qu’à souligner encore un peu plus (la) vulnérabilité » de Danone et juge « ce réflexe d’ingérence » « de plus en plus décalé dans le cas d’entreprises françaises qui jouent le jeu d’une économie mondialisée ». Le quotidien suisse 24heures note qu’il « semble peu probable que le Gouvernement français ait les moyens d’intervenir », et souligne que « Nestlé pourrait alors entrer dans la course en venant jouer le rôle de « chevalier blanc » au secours de Danone pour ne pas voir envahir son « pré carré » du Vieux Monde ». A noter que dans un dernier article du Figaro consacré à la stratégie de Danone, Jean-François Arnaud souligne que le groupe « a été l’un des premiers à communiquer sur les effets de ses produits pour la santé » et que « ce positionnement constitue une défense en béton pour le français au moment où l’ensemble de l’industrie est accusée de propager l’épidémie d’obésité ».


Voir en ligne : Les produits laitiers frais représentaient 51% du CA de Danone en 2004 (site du groupe)

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