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20 janvier 2005, Libération, Le Figaro et La Libre Belgique

jeudi 20 janvier 2005

Produits chimiques : REACH et les lobbies au Parlement européen. Les eurodéputés ont commencé hier l’examen du projet REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) qui prévoit un meilleur contrôle de la toxicité des substances chimiques dans l’environnement. Ce texte est sans doute l’un des plus importants que les eurodéputés auront à voter cette année, affirme la correspondante de Libération à Bruxelles. La journaliste souligne « le lobbying tous azimuts » des industriels européens pour « réduire le texte à peau de chagrin ». Sans nier l’existence des groupes de pression industriels, son homologue du Figaro remarque qu’il existe aussi des « lobbies environnementalistes » qui ont déclenché « des campagnes chocs », comme les analyses de sang de députés et de ministres menées par le WWF qui avaient détectées « la présence de 55 produits chimiques, dont un dérivé du DDT – un pesticide interdit ». Le principal reproche des industriels est le coût du projet. « L’Union des industries chimiques a fait réaliser en 2004 une étude qui évalue les coûts directs et indirects, pour la France uniquement et à l’horizon de dix ans, à près de 25 milliards d’euros », explique un responsable de Total à Libération. La réforme REACH propose en effet un basculement de la charge de la preuve de l’innocuité des substances des autorités vers le secteur industriel, rappelle La Libre Belgique. Pour réduire le coût de ces études, une initiative britannico-hongroise baptisée « Osor » (« One substance, one registration ») propose aux entreprises d’agir en consortiums pour partager les coûts liés à l’enregistrement, explique le journal belge. Le Figaro estime pour sa part que le patronat se montre plus pragmatique, tout en soulignant la fracture qui se creuse entre les PME, qui se montrent les plus préoccupées, et des géants de la grande distribution qui voient en Reach un argument de marketing. Le responsable du développement durable de Marks et Spencer déclare d’ailleurs dans Libération : « Il faut s’attaquer au problème avant que la confiance des consommateurs ne s’écroule. On a vu ce qui s’est passé avec la maladie de la vache folle ou les OGM. Reach est donc une formidable occasion de restaurer la confiance accordée aux substances chimiques ».


Voir en ligne : Le discours du professeur Belpomme en faveur de l’Appel de Paris devant le Parlement européen

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