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20 décembre 2007, Le Monde, Libération, Le Figaro

vendredi 21 décembre 2007

Pour les céréaliers français 2007 est une bonne année. Réduction des émissions de CO2 : tous mécontents. Aux Etats-unis on envisage d’économiser l’énergie. Laetitia Clavreul, dans le journal "Le Monde", se fait l’écho des bons résultats des céréaliers français pour 2007. En effet les cours mondiaux du blé ont doublé entraînant ainsi une progression du revenu net par agriculteur hors inflation de 12% par rapport à l’année précédente. "Cette croissance s’explique en quasi-totalité par la flambée des prix des céréales, oléagineux et protéagineux" rappelle la journaliste citant le service statistique du Ministère de l’agriculture. Cette embellie ne profite pas à tout le monde. "..., le revenu des éleveurs, touchés de plein fouet par la hausse de 15% de l’alimentation animale (à base de céréale) baisse." C’est le cas des élevages hors sol où la baisse des revenus est spectaculaire : 59%. "Au total, seulement 15% des exploitations, exclusivement des céréaliers, ont des revenus qui s’améliorent significativement selon le ministère" écrit Laetitia Clavreul. Ainsi les aides ont diminué de 3% cette année et renforce la nécessaire réflexion sur leur répartition. la journaliste note que "le ministre français de l’agriculture, Michel Barnier, aimerait voir aboutir une répartition plus équitable, en attribuant moins aux céréaliers et davantage aux oubliés du système, comme l’élevage ovin ou l’agriculture biologique." Par ailleurs Michel Barnier souhaite "mettre en place des outils de stabilisation des marchés afin que l’alimentation ne soit pas livrée à la volatilité." Nos céréaliers craignant que les bons résultats n’amènent à une baisse brutale des aides pensent par le biais de l’Orama, branche céréale de la FNSEA qu’"il faut travailler sur le soutien des producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux pour qu’il fonctionne selon les variations (des cours) au lieu de vouloir l’amputer purement et simplement." Surtout nous affirme la correspondante du Monde que "l’agriculture semble redevenir un secteur porteur."
Le projet de législation adopté à Bruxelles pour contraindre les constructeurs automobiles à réduire les émissions de CO2 à l’avantage de mécontenter tout le monde. C’est ce que nous narre la correspondante de Libération. Citant Greenpeace qui déclare "que la semaine dernière à Bali, l’Union européenne rugissait comme un lion pour défendre le climat, aujourd’hui son bras exécutif file doux comme un agneau en plaçant les bénéfices à court terme des constructeurs avant notre survie à tous." Le porte-parole de PSA Peugeot-Citroën ajoute toujours selon Julie Majerczak de Libération : "ce projet est anti-écologique, anti-social, anti-économique." Les repères se brouillent. Un point positif cependant : si le secteur automobile produit 12% des émissions de carbone dans l’UE, en "2012, elles devront avoir été réduites de 19%". Reste la méthode car les grosses voitures pourront polluer plus que les petites. La Commission a trouvé la parade : "Un fabricant de modèles peu polluants et un autre de véhicules plus puissants pourront s’allier afin d’atteindre la moyenne à eux deux en s’échangeant des droits à polluer." On voit par là que les discussions sont loin d’être closes.
Pierre-Yves Dugua, correspondant du Figaro à Washington signale que le président Bush sous la pression démocrate au Sénat redécouvre les vertus des économies d’énergie. "Le président Bush a promulgué une loi destinée à réduire de 8% la consommation d’énergie des Etats-Unis d’ici à 2030. Les émissions américaines de gaz carbonique devraient dans le même temps baisser de 20%" écrit M. Dugua. Le volume d’éthanol qui entre dans la composition des additifs à l’essence sera multiplié par six d’ici 2022. D’autre part " en 2020, l’Amérique devrait (...) réduire de 60% sa consommation d’électricité par ampoules. En outre, de nouvelles normes vont réduire la consommation d’eau de 40% pour les machines à laver le linge et de 28% pour les lave-vaiselle". Une prise de conscience face à la dépendance énergétique des USA à l’égard de l’étranger.


Voir en ligne : Céréales : récolte mondiale record. Une analyse de Lucien Bourgeois, conseiller du Président et responsable de la sous-direction des Etudes économiques et de la prospective à l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture. Lettre économique de novembre 2007, Etudes économiques et prospective, APCA

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