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19 mai 2005, Libération, La Dépêche du Midi, France 2

jeudi 19 mai 2005

Sacs plastique en toc. Les sacs plastiques distribués par les supermarchés n’ont plus le vent en poupe. Selon un récent sondage CSA publié mardi par le Parisien et repris par France 2, 83% des Français se déclarent favorables à leur suppression. Sentant le vent tourner, les fabricants de sacs plastiques tentent de mettre au point un sac "biodégradable". Le "Néosac" est le dernier avatar de ces recherches. Un sac « révolutionnaire », affirmait la Dépêche du Midi dans son édition du sud-Aveyron, le 21 avril dernier. L’article affirmait que ce sac, distribué à 1,2 millions d’exemplaires dans le sud du département, est à la fois biodégradable et compostable. Libération émet quelques doutes. « La formule de ce polyéthylène n’a jamais été publié », souligne Matthieu Goar. Le journaliste cite Antoine Gaset, professeur à l’Institut national polytechnique (INP) de Toulouse, qui met en garde : « si on trompe les consommateurs en disant que ce plastique est biodégradable, on va le payer très cher dans quelques années ». Mais la Dépêche n’en démord pas. Après avoir eu vent des critiques de « certaines organisations écologistes », le quotidien régional redonnait hier la parole à la présidente de la CCI du Puy-en-Velay, Jocelyne Duplain, présentée comme l’initiatrice de l’opération Néosac avec la CCI de Millau. Au passage, on apprend enfin que Mme Duplain est également PDG de Pichon plastiques, l’une des 12 sociétés impliquées dans le projet Néosac. « Le succès est au rendez-vous », affirme néanmoins le quotidien régional, qui se base sur les déclarations de Mme Duplain sur l’intérêt suscité par Néosac au Canada. Un député québecois, Stephan Tremblay, a déposé un projet de loi pour interdire les sacs plastiques « non biodégradables », relève le site canadien Matinternet. Le site canadien souligne qu’une démarche similaire a été entreprise en France par le député UMP Yves Jégo. Le député est allié pour la circonstance avec un collègue UMP de Haute-Loire, précise le quotidien d’informations en ligne pour les élus locaux Maire info. Les deux députés affirment que la distribution aux caisses des magasins de sacs plastiques biodégradables est « la seule solution alliant "le respect de l’environnement et la sauvegarde de quelque 4 000 emplois en France". » Le site du conseil général de la Haute-Loire souligne que le département produit 40% de la production nationale de films plastiques.


Voir en ligne : Le site de l’association corse "Festival du vent", qui a totalement banni les sacs plastiques de l’île

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