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19 avril 2005, Libération, Le Monde, Le Matin (Maroc) et La Liberté (Suisse)

mardi 19 avril 2005

Deux erreurs de chiffres dans les labos US. Un virus de la grippe envoyé par erreur dans le monde entier et un maïs OGM cultivé accidentellement pendant 4 ans : étonnante "épidémie" d’erreurs dans des laboratoires américains. En octobre 2004, le Collège des pathologistes américains (CAP) a expédié le virus A/H2N2, responsable de la grippe asiatique de 1957/58, à environ 6 400 laboratoires à travers le monde, raconte Le Monde. « Ce type d’envoi d’échantillons d’agents pathogènes est courant », explique le docteur Jean-Claude Manuguerra, membre de la cellule française d’intervention biologique d’urgence. « Il s’agit d’une forme d’évaluation et de contrôle de qualité des laboratoires ». Le journal marocain Le Matin explique que les kits de test ont été fournis par la société Meridian Bioscience, un sous-traitant basé à Cincinnati (Ohio, nord). « Ils pensaient avoir fourni un virus de la grippe H3N2 », explique le Dr Schwartz, porte-parole du CAP, qui avance une erreur d’étiquettage ou une mauvaise interprétation des échantillons. Mais pour Libération, Méridian Biosciences ne s’est pas « emmêlé les éprouvettes ». « Apparemment, ses chercheurs ont agi sciemment », écrit Julie Lastérade. Libération revient également aujourd’hui sur « ce grain de maïs (qui) sème le doute en Europe ». « Le 22 mars dernier, les autorités américaines ont informé la Commission européenne qu’un millier de tonnes de Bt 10 illégal, produit aux Etats-Unis par la firme Syngenta, était entré incognito sur le sol de l’Union », raconte Julie Majerczak, correspondante du journal à Bruxelles. Syngenta avait reçu une autorisation de commercialisation des autorités américaines, puis européennes, pour une variété de maïs transgénique appelée Bt 11, résistante à des insectes. Mais une variété très proche, dite Bt 10, n’a pas été proposée aux autorités et n’a donc pas reçu de permis de commercialisation, expose Le Monde. Le porte-parole de Syngenta, Marcus Payer, explique : « en laboratoire, il y a eu confusion entre les lignées, du fait qu’elles sont très semblables. On ne s’en est rendu compte qu’en 2004, quand on a reprocédé à une analyse très approfondie de toutes nos lignées de semences ». Marie-Martine Buckens, la correspondante à Bruxelles du quotidien suisse romand La Liberté ajoute que Syngenta a « tenté de minimiser l’affaire, arguant notamment de la ressemblance des deux lignées », mais précise que « le Bt10 contient un gène controversé résistant à un antibiotique ».


Voir en ligne : Le commissaire européen Kyprianou, responsable de la santé et de la protection des consommateurs, est en visite aux USA

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