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18 novembre 2004, Le Monde, Le Figaro et Investir.fr

jeudi 18 novembre 2004

Vente directe contre vente à perte. Les prix des produits agricoles sont-ils condamnés à s’aligner sur celui des rayons des grandes surfaces ? Alors que le ministre de l’économie, Nicolas Sarkozy, fait le forcing pour réformer la loi Galland avant de quitter Berçy, producteurs et consommateurs tentent désormais de contourner les grandes enseignes grâce à Internet, ou au travers de structures associatives et militantes, note Le Monde, qui titre sur « l’essor des circuits de distribution parallèles ». Gaëlle Dupont signale l’existence de plusieurs sites qui proposent des "paniers fermiers" sur Internet. Aucun recensement de la vente de produits agricoles sur Internet n’est disponible. La vente directe elle-même est une réalité mal connue, souligne la journaliste. Un deuxième article s’attarde sur le développement des AMAP (Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne). Le système des AMAP est né en 2001, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Inspiré de mouvements japonais et américains, il met en relation directe les consommateurs et les producteurs, pour la plupart qualifiés en agriculture biologique, explique la journaliste.Il en existerait une centaine en France. « Pour l’instant, la grande distribution n’est pas inquiète, mais aussitôt que ça va prendre de l’ampleur, ça va changer », veut croire un producteur. Les pages saumons du Figaro préfèrent se focaliser sur la réforme de la loi Gallant, que le mnistre de l’économie doit présenter demain à Matignon. L’interdiction de revente à perte est maintenue, mais le calcul du seuil à partir duquel un produit est considéré comme revendu à perte sera totalement modifié, croit savoir le journal, qui s’est procuré une copie du projet de Nicolas Sarkozy. Selon le journaliste Olivier Auguste, les distributeurs pourront faire profiter leurs clients de la quasi-totalité des fameuses « marges arrière » et les prix des grandes marques pourront donc baisser significativement – pourquoi pas de 30%. Mais selon le site Investir, Jean-Pierre Raffarin serait opposé à une réforme en profondeur de la loi Galland. Le site s’appuie sur un autre article paru dans les pages du Figaro pour affirmer que le premier ministre n’est visiblement pas partisan de cette méthode forte. Ce bras de fer autour de la baisse des prix ne concernent pas les adeptes de la vente directe,à en croire les motivations d’une responsable parisienne d’AMAP citée par Le Monde : « se nourrir sainement, permettre à l’agriculture paysanne et biologique de se maintenir, produire moins de gaz à effet de serre en réduisant les transports, réduire les emballages... »


Voir en ligne : D’autres exemples de rapprochement producteurs/consommateurs sur le site de l’Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs

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