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17 mars 2006, Le Monde, Libération, L’Express, L’Express Madagascar et Midi Madagasikara et Madagascar Tribune

vendredi 17 mars 2006

Grippes tropicales : de la dengue au chikungunya, de Guyane à Madagascar. L’épidémie de chinkungunya qui frappe l’île de la Réunion renouvèle l’intérêt médiatique pour une autre fièvre tropicale transmise par un moustique : la dengue, dite aussi "grippe tropicale". Une dépêche de l’agence Reuters sur le site de l’hebdomadaire L’Express signale la première apparition de cas de chikungunya en Guyane. « Il s’agit de deux soeurs qui sont parties à Madagascar pour des raisons familiales », précise Françoise Ravanchol, médecin inspecteur de la cellule de veille sanitaire locale (DSDS). L’information est reprise le lendemain par une journaliste de l’hebdomadaire qui appelle en titre à la « prudence en Guyane » car, selon l’Institut Pasteur de Cayenne, le moustique Aedes aegypti, qui transmet la dengue peut également transmettre le chikungunya. « Actuellement, la Guyane est touchée par une épidémie de grippe tropicale sans précédent depuis le début des années 90, mais sans cas mortel à ce jour, selon la DSDS », ajoute Nadège Bellange. A Madagascar, Midi Magagasikara annonce, le décès de trois femmes à Toamasina et s’interroge : dengue ou chikungunya ? Selon un responsable sanitaire cité par le site, la première maladie serait « épidémique » et l’autre « sporadique » dans la grande Ile. « Madagascar n’est pas épargné par le chikungunya, mais le ministère de la Santé "persiste et signe" qu’il n’y a que des cas sporadiques et que seule une épidémie de dengue sévit sur l’île », s’emporte L’Express de Madagascar, qui s’indigne dans un billet d’humeur : « On a perdu de temps à gamberger, à pinailler sur les vocabulaires et les espèces de moustiques. On a fait prendre des vessies pour des lanternes à l’opinion ballotée entre l’arbovirose et la dengue classique. » Sur le même ton, Madagascar Tribune regrette que « contrairement aux autres îles de l’Océan Indien qui sont aussi victimes de cette épidémie, le nombre de personnes atteintes par la dengue et le chikungunya est tenu au secret par le ministère de la Santé ». Dès le 1er mars, un article de Libération s’interrogeait sur « le couple infernal dengue/chikungunya ». Sandrine Cabut, envoyée spéciale de Libération et médecin de formation, expliquait trois jours plus tard que le Dr Fabre, premier médecin généraliste à avoir sonner l’alarme du chikungunya à la Réunion, avait « fait le lien avec la grande épidémie de dengue qui avait sévi sur l’île en 1977-1978. » Son confrère du Monde, Paul Benkimoun, également diplômé de médecine, soulignait parallèlement que « les entomologistes déplorent le manque de connaissances sur le vecteur du chikungunya ». Jacques-Yves Nau, son collègue, relaie aujourd’hui dans les colonnes du Monde les inquiétudes du professeur Antoine Flahault, président de la cellule nationale de coordination des recherches sur le chikungunya, en expliquant que « l’inquiétude des chercheurs tient au fait que le virus pathogène semble, comme celui de la dengue, s’être "urbanisé". »


Voir en ligne : Le site d’un enthomologiste Réunionnais recense 13 espèces de moustiques dans l’île.

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