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17 mars 2004, Libération

mercredi 17 mars 2004

"Economiser" la nature Lors des naufrages de l’Erika et du Prestige, les huîtres ou les plages mazoutées ont été comptabilisées dans les pertes, mais les oiseaux, faute de valeur économique, ont compté pour des plumes, écrit Marie Kock dans Libération. Aujourd’hui, l’une des pistes envisagées pour protéger la biodiversité est de lui donner une valeur économique, explique la journaliste. L’approche économiste gagne du terrain alors que, aux origines de la convention de la biodiversité (dite « de Rio »), l’approche conservationniste était privilégiée, ajoute-t-elle, avant de signaler que l’idée de donner une valeur aux ressources biologiques ne convainc que peu d’acteurs. Elle cite Patrick Viveret, conseiller à la Cour des Comptes, qui critique à la fois le mode de calcul du PIB et les tentatives pour chiffrer le prix de la terre. « L’économique est devenu une vraie religion. On n’a pas besoin de construire des indicateurs très complexes pour comprendre que la perte de biodiversité est dangereuse. Il ne faut pas tomber dans l’obsession de la quantification », estime M.Viveret.


Voir en ligne : Contribution du comité français pour l’UICN et du Conseil national du dévloppement durable à la stratégie nationale pour la biodiversité en 2004

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