Accueil > Archives > 17 février 2006, L’Humanité, Libération, L’Express et agence AP

17 février 2006, L’Humanité, Libération, L’Express et agence AP

vendredi 17 février 2006

OGM : les faucheurs fauchés. Plusieurs membres du mouvement des Faucheurs Volontaires condamnés par des tribunaux ont reçu début février des injonctions à régler leurs amendes. « C’est la stricte application de deux arrêts des cours d’appel de Toulouse et de Riom qui les ont solidairement condamnés à payer 300 000 euros de dommages et intérêts aux multinationales de la semence », explique Renaud Lecadre dans Libération, qui ajoute que « ces « commandements à payer » sont la dernière étape avant la « saisie vente » de leurs biens ». « La répression financière se poursuit », dénonce L’Humanité, qui note que les actions en recouvrement engagées par Biogemma et Pionner interviennent après la saisie sur les comptes bancaires de la Confédération paysanne par Monsanto, fin novembre 2005. Les deux journaux évoquent en titre des « faucheurs fauchés ». L’Express se distingue en ne retenant que les amendes qui touchent deux militants des Verts, Noël Mamère et Gilles Lemaire. Les amendes, « qui concernaient de nombreux condamnés, ont été concentrés sur ceux que la partie adverse jugeait solvables », explique Marion Faure. La journaliste ajoute que, contrairement à « l’usage », les commandements sont arrivés avant que leurs dossiers ne soient examinés par la cour de Cassation. « Les deux Verts sont d’autant plus en colère qu’ils pensaient être acquittés, depuis que les cours d’Orléans (Loiret), en décembre 2005, et de Versailles (Yvelines), en janvier 2006, ont relaxé des faucheurs, considérant qu’ils avaient agi en état de nécessité », poursuit la journaliste de l’Express. « Mêmes fautes... mais pas les mêmes punitions », souligne également Libération dans un deuxième article. Renaud Lecadre y voit « une caricature du fonctionnement de la justice française ». Le journaliste ajoute que Biogemma a également déposé plainte contre l’Etat au tribunal administratif et une plainte pénale contre l’ensemble des faucheurs pour « association de malfaiteurs », grâce à la loi Perben 2, « présentée à l’origine comme un nouvel instrument de lutte contre les mafias de banlieue ». José Bové contre-attaque : « on a affaire à une mafia avec un gouvernement à sa solde », déclare-t-il lors d’une conférence de presse organisée dans l’appartement de Gilles Lemaire.


Voir en ligne : Toute personne détruisant des OGM "encourt une peine de deux ans d’emprisonnement et une amende de 30.000 euros", prévoit le projet de loi sur les OGM résumé par l’agence AP

Top