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16 novembre 2005, 20 Minutes, Midi-Libre, Libération, Le Figaro, Les Echos et la Libre Belgique

mercredi 16 novembre 2005

OGM : nouvelle peine de prison pour José Bové. La cour d’appel de Toulouse a condamné José Bové à 4 mois de prison ferme pour le fauchage d’une parcelle de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) en 2004. Les peines avec sursis de ses co-accusés et l’absence de poursuites à l’encontre de tous les autres "faucheurs volontaires" qui demandaient à être jugés passent au second plan dans la presse qui se focalise sur cette nouvelle condamnation de l’ancien porte-parole de la Confédération Paysanne. Seul le quotidien gratuit 20 Minutes titre globalement sur « les anti-OGM fauchés par la justice », tout en soulignant que « c’est envers José Bové que la justice a été la plus sévère » parce qu’il « se trouvait en période de récidive au moment des faits ». Le Figaro explique que José Bové n’a pas été emprisonné sur le champs parce que sa condamnation « est inférieure à un an » et qu’il dispose de 5 jours pour se pourvoir en cassation. « Le syndicaliste n’ira pas en prison. Pas tout de suite », ajoute Libération, qui publie une brève réaction de José Bové recueillie par téléphone. « Ils espèrent, en m’envoyant en prison, que ça fera cesser le mouvement ». La suite de sa réaction, recueillie par l’AFP, se trouve dans Les Echos : « ce n’est pas le risque de retourner en prison, avec ou sans cassation, qui changera ma détermination, elle est intacte ». Midi-Libre, qui a rencontré le syndicaliste agricole dans sa ferme du Larzac, laisse toutefois entrevoir une faille : « les premières images qui me viennent sont celles de la cellule ». Le quotidien régional souligne que la condamnation « a tranché singulièrement avec les réquisitions de l’avocat général », qui avait requis une peine de privation des droits civiques. La Libre Belgique parle de « coup de massue ». Le correspondant à Paris du quotidien belge souligne que, à Toulouse comme à Grenoble, « les représentants du parquet eux-mêmes ne s’étaient pas toujours montrés insensibles aux arguments des faucheurs ». Bernard Delattre ajoute que « le débat politique sur les OGM se fait attendre en France » et souligne que le pays « n’a toujours pas transposé la directive européenne de 2001 qui réglemente les cultures OGM ». A noter que seul 20 Minutes, malgré son format très court, ménage une place à la réaction des parties civiles. « C’est le droit de la science qui l’emporte sur l’obscurantisme des faucheurs », estime Jean Donnewrth, directeur juridique de Pioneer Genetics.


Voir en ligne : Un site de soutien aux Faucheurs volontaires publie des extraits des deux jours d’audience devant la cour d’appel de Toulouse

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