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16 mars 2005, La Tribune de Genève, Edicom, Le Journal du Jura et TSR

mercredi 16 mars 2005

OGM : les sénateurs suisses refusent le moratoire. Réputée pour sa démocratie "directe", la Suisse ne devrait cependant pas organiser de référendum sur l’opportunité d’un moratoire sur les OGM. Par 32 voix contre 7, les sénateurs du conseil des Etats ont en effet rejeté la demande déposée à l’automne 2003 par une vingtaine d’organisations paysannes, de consommateurs et de protection de l’environnement, annonce une dépêche de l’Agence Télégraphique Suisse (ATS) sur le site de La Tribune de Genève. « Selon eux, l’acceptation de l’initiative créerait un flou juridique et pourrait de plus donner un mauvais signal pour l’image de la place scientifique suisse », précise l’ATS. « La technologie génétique est une chance à ne pas manquer », ajoute Helen Leumann, sénatrice et présidente de la commission génétique du parti radical suisse (libéral), dans une dépêche de l’agence Associated Press publiée sur le site du groupe Edipresse, éditeur de la Tribune de Genève. L’ATS et l’AP soulignent que l’initiative doit encore être examinée par les députés de la Grande Chambre, où l’opposition devrait être moins vive. Les députés suisses avaient même intégré le moratoire dans la loi sur l’agriculture de 2003, rappellent les dépêches. « Le moratoire est une chance pour l’agriculture suisse qui doit affronter une rude concurrence. Comme elle n’est guère compétitive au niveau des prix, la vendre comme exempte d’OGM serait un atout », estime Sommaruga Simonetta, députée socialiste, citée par la télévision suisse romande (TSR). Hormis du maïs en Espagne, les exploitations de culture OGM sont rares en Europe, souligne par ailleurs la TSR. Le Journal du Jura préfère faire remarquer que « sur la planète, on cultive des OGM sur l’équivalent de 250 fois la surface agricole de notre pays ». « La Suisse reste malgré tout ultraprudente », estime Raymond Gremaud, qui applaudit la décision des sénateurs et fustige la gauche, les Verts et les paysans « qui rêvent d’une rente de situation grâce à un îlot sans OGM » (et qui) « sont prêts à jouer une nouvelle fois contre la croissance, contre la recherche et contre l’espoir de progrès ».


Voir en ligne : Au Burkina-Fasso, trois associations de consommateurs appelent à dire "non" aux OGM

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