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15 novembre 2006, Le Figaro, Libération, Pleichamps, Agrisalon et La Côte (Suisse)

mercredi 15 novembre 2006

Ariane, une pomme sur le fil entre recherche et marketing. Après des années de mise au point à l’INRA, une nouvelle variété de pomme fait l’objet d’une intense campagne de marketing. C’est Le Figaro qui, le premier, évoque en octobre dernier cette « nouvelle variété de pomme résistante à la tavelure » en page "Sciences et médecine". Le journaliste Marc Mennessier, qui s’est déplacé tout exprès au centre INRA d’Angers, ne trouve que des qualités à Ariane, « belle, bonne, écologique et... française ». L’article retrace « soixante ans de sélection génétique » et insiste sur les qualités écologiques de cette variété, qui permet de réduire jusqu’à 50 % le nombre de traitements phytosanitaires du pommier. Ariane « devrait faire parler d’elle », écrit Marc Mennesier, enthousiaste. Effectivement, dès le lendemain, le site professionnel Pleinchamps signale à son tour cette nouvelle variété, présentée pour son « beau potentiel gustatif », mais aussi et surtout, pour sa résistance à « la maladie la plus courante du pommier », qui rend les pommes non pas immangeables, mais pas assez présentables pour être commercialisées. L’article est en fait un condensé d’une dépêche de l’agence France-Presse, publiée in extenso le lendemain sur le site Agrisalon. « L’arrivée d’Ariane ne va pas bousculer le paysage arboricole français qui, sur 47.600 ha, produit 1,6 million de tonnes de pommes », relativise l’AFP. A son tour, Libération consacre un long article à Ariane « dans l’arène des pommes », le 10 novembre dernier. Outre le « lent travail d’hybridation » mené par l’INRA à partir d’’une variété américaine résistante naturellement à la tavelure, l’article de Marie-Dominique Lelièvre s’attarde en détail sur tout le travail de marketing mené pour lancer Ariane, comme une "marque", avec même une attachée de presse. « Un reportage consacré à l’Inra, sur France 3, l’an dernier, a permis de faire connaître l’ariane, et généré les premières commandes », explique la journaliste, qui prend légèrement ses distances avec cette pomme « carossée comme une bimbo » en faisant réagir Jean Lefèvre, du Club des Croqueurs de Pommes, qui s’attache à sauver les variétés anciennes. Marie-Dominique Lelièvre raconte qu’ariane (sans majuscule) s’inspire du succès de la pink lady -venue d’Australie- « qui écoule 60 % de sa production en hypermarchés ». Elle cite d’autres variétés nouvelles « qui ont toutes leurs sites internet », comme la "tentation". Une pomme originaire d’Auverge, qui « fait fureur dans les étals des grandes enseignes de distribution » suisse, signale La Côte. Ce quotidien helvétique explique que cette pomme française est toutefois vendue avec le label région en Suisse, puisque produite sur place. Interrogé sur l’absence de variété purement suisse sur le marché local, un professionnel rétorque que « le marché est trop petit ». « Pour qu’une variété soit créée et viable, il faut qu’elle démarre dans un marché conséquent pour qu’elle puisse ensuite connaître un essor mondial. Un lancement est possible à l’échelle européenne », explique Daniel Hofmann.


Voir en ligne : La répartition des différentes variétés de pomme cultivées en France, sur le site (toulousain) de la "Section nationale Pomme" de l’APRIFEL (Agence des fruits et légumes frais)

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