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15 novembre 2005, Le Monde, Libération et Le Figaro

mardi 15 novembre 2005

Le réchauffement climatique, les produits du terroir et la "country food". Les effets annoncés du réchauffement climatique sont moins visibles en France que dans le grand nord canadien. Au Nunavut, les ours polaires sont « aussi maigres que les vaches sacrées de l’Inde », témoigne une envoyée spéciale du Monde. La journaliste raconte que les ours, comme les phoques, les poissons ou les caribous, sont considérés par les Inuits comme leur « country food », « dont ils ne peuvent se passer ». Une responsable Inuit explique : « ici, la nature est notre supermarché. Chez vous, le froid et la neige ont des vertus récréatives ». En France, la presse n’en est pas à faire des reportages sur le réchauffement, mais la plupart des titres s’intéressent aux scénarios élaborés par des climatologues pour imaginer les conséquences d’un réchauffement de 2 à 3,5° en France d’ici 2100. Une étude commandée par Greenpeace à Climpact, « une start-up issue du CNRS, 100% scientifique et dénuée de tout catastrophisme », précise Libération. Le Figaro prend cette étude très au sérieux et prévenait dès le 11 novembre : « le réchauffement va changer la France ». La journaliste, Marielle Court, explique notamment que « les experts envisagent une diminution des chutes de neige » et cite un extrait du rapport envisageant une « probable remise en cause de l’existence même des stations d’hiver de moyenne montagne ». Libération retient pour sa part « la disparition de tous les glaciers de montagne à l’exception du Mont-Blanc ». Dans Le Monde, Gaëlle Dupont évoque à son tour « une couverture neigeuse maigre en hiver et des glaciers alpins en recul », mais elle y ajoute également « une agriculture bouleversée par la remise en cause de la notion de terroir ». Sa consoeur du Figaro a aussi retenu cet aspect. Elle cite une nouvelle fois les auteurs du rapport qui écrivent que « plutôt qu’une rupture dans le rendement des productions, c’est à une accentuation du déplacement des aires qu’il faudra s’attendre ».


Voir en ligne : Le rapport de Climpact est accessible sur le site spécialisé de Greenpeace (qui diffuse également une vidéo avec Lambert Wilson)

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