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15 juin 2007, Les Echos, Le Monde, Reuters et Challenges, TF1 et LCI.fr, Echo Nature, Le Figaro.fr, Agrisalon, Journal du Dimanche, Pleinchamp,

vendredi 15 juin 2007

Alain Juppé, les OGM, la bio et l’Europe. Que pense vraiment Alain Juppé des OGM ? Renonçant finalement à son idée d’un moratoire sur le maïs transgénique en France, le nouveau super-ministre de l’Ecologie et du Développement durable fait désormais part de son "désaccord" sur les traces admises d’OGM dans les produits bio en Europe. « La France renonce à suspendre le maïs Monsanto », annoncent en titre Les Echos. Le quotidien économique explique que « le cas de cet OGM est complexe car il a été autorisé, il y a 10 ans ». Mais la journaliste Julie Chauveau ajoute que « cette décision apparaît de mauvais augure pour les défenseurs de l’environnement », à quelques mois du "Grenelle de l’environnement. « Alain Juppé n’instituera pas de moratoire sur l’OGM le plus cultivé en France », annonce Le Monde sur son site Internet, personnalisant ainsi la décision prise en commun par le ministre de l’Ecologie et sa collègue de l’Agriculture, Christine Lagarde. Une dépêche de l’agence Reuters publiée sur le site de l’hebdomadaire économique Challenges précise que le Mon810 de Monsanto est « le seul maïs OGM commercial » cultivé en France. La dépêche rappelle que le mois dernier, dans une interview publiée dans Sud-Ouest, Alain Juppé n’avait pas exclu de "s’inspirer du cas allemand", où le MON 810 a été interdit. C’est aussi ce que retiennent TF1 et LCI. « Un OGM suspect en Allemagne reste autorisé en France », soulignent les deux chaines de télévision du groupe Bouyges. Leur site internet annonce par ailleurs que « le label bio européen (n’est) pas du goût des Français ». « Les acteurs français l’estiment trop laxiste et envisagent de créer un nouveau label, dans lequel les consommateurs pourront véritablement avoir confiance », explique Sophie Lutrand. « L’Europe ouvre les produits bio aux OGM », résume Pascal Farçy sur le site Echo Nature. Des critiques également relayées par Le Figaro. Le nouveau label bio européen est « un nivellement par le bas », dénonce Céline Raigneau, responsable d’une coopérative bio, dans une interview publiée sur le site internet du journal. Sur le site professionnel Agrisalon, le président de Slow Food France, Jean Lhéritier, regrette « un grave pas en arrière au Conseil des Ministres Européens, concernant les OGM dans l’agriculture biologique ». Face à ce tollé, Alain Juppé a fait connaître son « désaccord » avec la décision européenne, relate en bref le Journal du Dimanche. Une dépêche de l’agence France Presse sur le site Pleinchamp souligne que « les OGM dans le bio font débat », jusqu’au conseil des ministres. « Le ministre de l’Environnement et sa collègue de l’Agriculture ne semblent pas tout à fait sur la même longueur d’onde sur le sujet de l’autorisation de traces d’OGM dans les produits bio », ajoute l’AFP. Mais selon Elise Moreau du site professionnel Terre-Net, les deux ministres ont finalement réussi à « sauver les apparences », en quittant ensemble Matignon « à vélo… et avec le sourire ».


Voir en ligne : Cultures OGM : l’Europe à géométrie variable, une enquête de Laetitia Clavreul dans Le Monde

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