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13 novembre 2006, L’Express, Le Monde, Libération, Le Figaro, La Tribune de Genève et Le Temps

lundi 13 novembre 2006

Une chinoise à la direction de l’OMS. Margaret Chan a été nommée à la direction générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au-delà de sa personnalité, tous les médias présentent cette élection comme une victoire diplomatique de la Chine. Dès mercredi 8 novembre, Libération expliquait sur son site que « les Chinois n’avaient pas lésiné sur les moyens. Faisant de cette élection un test majeur sur leur rôle à venir dans les instances internationales ». L’article, qui présentait Mme Chan comme "la femme du jour", soulignait que « son accession à la direction de l’agence onusienne marque l’apogée d’une ascension remarquable, en particulier pour une femme qui a avoué n’avoir épousé la médecine que par dépit » et saluait sa « politique presque visionnaire » de prévention des maladies transmissibles à Hong-Kong. L’Express salue sa « gestion exemplaire de la première flambée mondiale de grippe aviaire » en 1997, rappellant que Margaret Chan fut à l’origine de la décision « jugée radicale à l’époque, de tuer toutes les volailles de l’île » où elle était alors en poste pour l’OMS. Dans Le Monde, Paul Benkimoun convient que Mme Chan fut « aux premières loges lors de l’épidémie de grippe aviaire due au virus H5N1 », mais le journaliste rappelle aussi que lors de l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), qui frappa durement Hongkong en 2003, « sa gestion de la crise fut controversée ». Dans La Tribune de Genève du 6 novembre, Aude Marcovitch revenait longuement sur « la polémique autour de la candidature chinoise » dans un article qui présentait les 11 candidats alors en piste. La même journaliste détaillait le lendemain dans Le Figaro la défaite « surprise » de Bernard Kouchner, supposant que la candidature parallèle du professeur français Michel Kazatchkine qui postule à la direction du Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose, autre organisation intergouvernementale basée à Genève, a pu desservir celle du « French doctor ». Dans Le Figaro du 9 septembre, Aude Marcovitch évoque les coulisses de l’élection comme « un ­secret mélange d’équilibre régional et de renvoi d’ascenseur politique, en plus des préoccupations sur la santé du monde ». Son article, également publié par La Tribune de Genève, explique que « les relations commerciales de plus en plus étroites entre la Chine et les pays africains, les promesses d’aide au développement et au combat contre des maladies endémiques sur le continent noir auraient permis de déposer dans l’escarcelle du Dr Chan les 7 voix africaines du Conseil exécutif de l’OMS ». Autre grand quotidien suisse, Le Temps évoquait pour sa part la semaine dernière une bataille « féroce » et un processus électoral « opaque ». L’article de Stéphane Bussard mettait surtout en avant le rôle qu’aura à jouer la direction de l’OMS face à la menace d’une pandémie mondiale de grippe aviaire, notant que le budget de l’OMS s’élève à 3,3 milliards de francs sur deux ans, « soit deux fois moins que les fonds de la Fondation Bill Gates ». Le traitement net mensuel du directeur est pour sa part de 154664 dollars. L’OMS « va mal », concluait Libération, en soulignant son « énorme bureaucratie ».


Voir en ligne : Communiqué annonçant la nommination de Margaret Chan sur le site de l’OMS

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