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12 novembre 2004, Ouest France, France 3 Ouest, Le Parisien et Le Paysan Breton

vendredi 12 novembre 2004

Légumes : les producteurs bretons dans les choux. Deux gendarmes retenus en otage dans une coopérative, une voiture de police renversée lors d’une manifestation : la colère des producteurs de choux fleurs bretons s’est retournée contre les forces de l’ordre. C’est l’escalade dans la crise du chou-fleur breton, résume la télévision régionale France 3 Ouest, qui raconte les différents épisodes de ce feuilleton sur le site internet de sa rédaction. Dès lundi, Le Parisien évoquait les débordements des légumiers bretons et indiquait qu’une enquête judiciaire était lancée après l’attaque de trois centres des impôts à Morlaix (Finistère), Lannion (Côtes-d’Armor) et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). C’est l’interpellation d’un producteur par des hommes de la police judiciaire de Rennes qui a mis le feu aux poudres, expliquait jeudi Ouest France. L’article du quotidien breton reprend en titre les propos du procureur, évoquant « une violence inadmissible » et cite le préfet des Côtes-d’Armor : « ce n’est pas la violence qui fera avancer les négociations. Pour Bruxelles, ce qui se passe ici est un non-événement ». Dans son édition de vendredi, Le Parisien indique que le président d’une coopérative de producteurs de légumes des Côtes-d’Armor a été écroué. La séquestration des deux gendarmes a visiblement été le dérapage de trop, analyse Ouest France. Reléguées à la rubrique faits divers, les manifestations des producteurs ne permettent pas de comprendre leurs problèmes économiques. La crise du chou fleur est un long feuilleton de promesses non tenues, explique le site de France 3 Ouest, qui présente une crise de surproduction sur fond de concurrence...légale mais déloyale. Dès le 2 novembre, le directeur marketing de "Prince de Bretagne" évoquait dans une interview à la station régionale « les températures trop douces », mais aussi « la concurrence venue de Pologne et de Hongrie ». Précision dans Le Paysan Breton : la production française est concurrencée par celle du Maroc et de Hollande, elle-même en concurrence avec celle d’Allemagne produite avec de la main d’œuvre polonaise, à son tour concurrencée par celle de Pologne utilisant une main d’œuvre ukrainienne encore moins chère. Un éditorial de cet hebdomadaire professionnel régional dénonce le « nivellement par le bas ».


Voir en ligne : La Bretagne regroupe 40% des surfaces françaises de légumes d’industrie, selon les chiffres du Paysan Breton

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