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10 février 2005, Nouvel Obs, Le Monde, L’Intelligent, Le Messager (Douala) et IPS (Johannesbourg)

jeudi 10 février 2005

Recherche : autorisation du clonage thérapeutique à Londres, suspension d’un essai anti-sida à Douala. Les concepteurs écossais de "Dolly", la célèbre brebis clonée, ont obtenu l’autorisation de cloner des embryons humains. Le site du Nouvel Obs souligne que la Grande-Bretagne a légalisé le clonage thérapeutique en 2001, devenant ainsi le premier pays à se lancer dans l’aventure. La dépêche de l’agence AP précise qu’il ne s’agit pas d’une première, puisque l’université de Newcastle avait déjà reçu une autorisation de l’Autorité en fécondation et en embryologie. Les chercheurs de Newcastle ne sont pas encore passés à l’acte, souligne le site du Monde qui rappelle, en se basant sur une dépêche AFP, que la seule expérience de clonage d’un embryon humain avec l’objectif de produire des cellules-souches embryonnaires a officiellement été réalisée en Corée du Sud en février 2004. La communauté internationale est divisée entre les pays qui ont signé pour une interdiction totale du clonage humain à l’appel des USA et ceux qui veulent seulement interdire le clonage reproductif, ajoute Le Monde sur son site. En Afrique, ce sont les essais d’un médicament contre le sida sur des prostituées qui font toujours débat. Le gouvernement du Caméroun vient de suspendre les essais menés par l’ONG américaine Family Health International (FHI). L’Intelligent revient longuement sur l’affaire, déclenchée par un reportage diffusé sur France 2. Le journaliste Alex Siewe souligne que l’ONG était soutenue par la fondation du patron de Microsoft, Bill Gates, et par le gouvernement américain. Il affirme que l’association prétendait vérifier si un médicament, commercialisé sous l’appelation de Viread, pouvait jouer pour le sida « le même rôle que la pilule en matière de prévention de la grossesse ». Une affirmation énorme, prise au pied de la lettre par les prostituées recrutées pour l’essai, selon les témoignages recueillis auprès d’elles par un journaliste de l’agence de presse sud-africaine IPS. Certains spécialistes estiment qu’il doit y avoir un problème d’interprétation au niveau des filles, ajoute l’IPS. Au-delà de Douala, les essais du Viread devaient avoir lieu au Ghana et au Nigeria ainsi qu’au Cambodge, rappelle L’Intelligent qui souligne que ce dernier pays a fait machine arrière avant le début de l’opération. « Nous espérons que les essais sur le Tenofovir/Viread® seront bientôt suspendu à l’échelle mondiale et que les gouvernements du Ghana, du Nigeria, du Malawi et même de la Thaïlande suivront l’exemple du Cameroun », déclarent les militants d’Act Up et des ONG hostiles à l’expérience américaine dans le quotidien camérounais Le Messager.


Voir en ligne : La Tunisie est le premier pays arabo-musulman doté d’un comité d’éthique médicale, selon La Presse

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