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10 décembre 2007, Le Monde, Libération, Le Figaro.

mardi 11 décembre 2007

Le réchauffement climatique facteur de "guerre civile mondiale" et de submersion pour beaucoup de grandes villes. La taxe carbone et les toitures végétalisées suffiront-elles à résoudre les problèmes ? Citant lemonde.fr et l’AFP, le journal "Le Monde" fait état d’un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) qui explique que le réchauffement climatique pourrait être responsable de "guerre civile mondiale". Ce rapport paraît le "jour de la remise à Oslo du prix Nobel de la paix à Al Gore et au Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC)." le rapport affirme qu’"agir pour le climat est agir pour la paix". Une grande partie du globe, l’Afrique australe, le Sahel, la Méditerranée, le sous-continent indien, la Chine, les Caraïbes, le golfe du Mexique, les Andes et l’Amazonie sont devenus des zones à risques. Hans Schellnhuber directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du climat de Potsdam et qui a participé à l’étude ajoute : "Si le réchauffement climatique n’est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd’hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d’autres pays". Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a déclaré lors d’une conférence de presse que "le changement climatique à l’oeuvre découle de pratiques de développement intenables. Et il constitue une menace sérieuse au progrès humain partout dans le monde et également ici en Asie".
Pour poursuivre dans le catastrophisme annoncé, Sylvestre Huet, du journal "Libération" nous apprend que de nombreuses grandes villes du monde sont menacées par la montée des eaux. "Pas moins de 150 millions de personnes concernées et 9% du PIB mondial menacés" ajoute Sylvestre Huet. "Faut-il craindre la réalisation de ce risque ?" interroge le journaliste. "Il n’est pas facile, même pour un pays riche, de prendre la décision d’investir lourdement dans la protection contre un risque naturel énorme, mais à faible probabilité d’occurrence" note encore le correspondant de Libération. Par ailleurs, il faut du temps pour que les ouvrages soient opérationnels ce qui rend encore plus difficile le choix de pays tels que le Bangladesh, le Vietnam, le Nigéria ou l’Inde.
Toujours dans Libération, au cours d’un entretien accordé par Monique Barbut du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) l’on apprend que "l’environnement n’est pas une niche de riches, mais une contrainte économique, un vrai choix de politique publique". Monique Barbut, fonde beaucoup d’espoir sur la taxe carbone proposée par un pays européen : "elle pourrait pérenniser jusqu’à 800 milliards de dollars. Surtout, elle est équitable. Ainsi, l’Afrique ne resterait plus en marge des bénéfices de Kyoto." Car ajoute le correspondant de Libération sur 850 projets de MDP (mécanisme de développement propre), 23 sont en Afrique. "L’idée du nouveau projet de fonds d’adaptation, c’est d’engranger 2% du montant des MDP, soit 70 millions de dollars dès maintenant et 500 millions en 2012" précise Madame Barbut.
Yves Miserey dans Le Figaro observe que les collectivités locales et publiques s’intéressent de plus en plus aux toits végétalisés. L’Adivet (Association des toitures végétales) espère 1 million de mètres carrés en 2010 contre 65 000 mètres carrés actuellement. "En règle générale, les scientifiques estiment qu’elles limitent les conséquences de l’artificialisation de l’environnement urbain, caractérisé par le macadam et le béton." Ces toitures permettent d’écrêter les ruissellements intempestifs lors de fortes pluies, elle font baisser la température de l’environnement proche et limitent l’usage de la climatisation en été. Des pratiques qui permettent d’accroître la biodiversité.


Voir en ligne : Sur le thème du réchauffement climatique lire les nombreux articles et publications édités par le magazine web de la Mission Agrobiosciences

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