Accueil > Archives > 10 avril 2006, Nature, Libération, Le Monde, Le Figaro, Nouvel Obs, AFP, (...)

10 avril 2006, Nature, Libération, Le Monde, Le Figaro, Nouvel Obs, AFP, Xinhua, Jeune Afrique, Al Bayane, L’Orient-Le Jour et la Libre Belgique

lundi 10 avril 2006

Du poisson-crocodile fossile à la source du Nil. Alors que des fossiles d’une espèce de poisson-crocodile ont été découverts dans le grand nord canadien, trois explorateurs annoncent avoir découvert une nouvelle source du Nil en Afrique. La première information, publiée le 6 avril dans la revue scientifique Nature, a connu un grand retentissement médiatique. Le site de Libération, annonce la découverte de ce « fossile-clé dans l’histoire de l’évolution » comme un précieux « chaînon-manquant » et le journaliste Denis Delbecq présente même cet animal, « mi-crocodile, mi-poisson », par son nom : « Tiktaalick ». « Exceptionnellement, son nom de baptême n’est pas issu du latin mais de la langue des Nunavut : « tiktaalik » signifie gros poisson des eaux peu profondes », précise Cécile Dumas sur le site du Nouvel Observateur. Le Figaro ajoute en titre son deuxième nom, latin : « roseae ». Comme le Figaro, Le Monde, titre sur la découverte « du premier poisson qui a marché sur la terre ». Les articles des deux journaux présentent ce nouveau fossile comme « une nouvelle icone de l’évolution », au même titre que le fameux Archaéoptéryx (reptile ailé). L’annonce, deux jours plus tôt, de la découverte d’une nouvelle source du Nil au Rwanda, n’a pas retenu l’attention des médias. Du moins en France. Le quotidien El Bayane détaille cependant cette découverte, en insistant sur son aspect mouvementé, qui en fait davantage une aventure qu’une déouverte scientifique. « Les sources du Nil ont toujours fait l¹objet de controverses », rappelle le quotidien marocain, qui souligne que « le lac Victoria, partagé entre l¹Ouganda, la Tanzanie et le Kenya, est généralement considéré comme la source du fleuve Nil ». Le quotidien libanais L’Orient-Le Jour décrit cette nouvelle source comme « un trou vaseux au Rwanda ». Le jour même de l’annonce de la découverte du "poisson crocodile" par Nature, une dépêche de l’agence de presse chinoise Xinhua publiée sur site de Jeune Afrique annonçait que le niveau du lac Victoria baissait à cause de la sécheresse. Une autre dépêche en forme de reportage de l’agence AFP, publiée sur un site québécois, signale le même jour les menaces causées par la pollution et les risques d’eutrophisation du lac. « Le niveau du lac (...) dépend à 80 % des précipitations et pour 20 % des rivières », y explique Ladisy Chengula, spécialiste des ressources naturelles au bureau de la Banque mondiale à Nairobi, qui ajoute que le niveau a baissé de 1,5m en 4 ans. Dans Libération , un article de Thomas Hofnung en mars dernier mettait en cause, non la sécheresse, mais des barrages en Ouganda... et l’attidude la Banque Mondiale. Sans s’attarder sur les causes de cette baisse des eaux, un professeur à l’Université de géologie de Nairobi, co-auteur d’un rapport de l’Onu sur les Grands Lacs africains, lance un cri d’alarme dans une autre dépêche de l’AFP reprise sur le site de la Libre Belgique : il faut des « actions immédiates », plaide Eric Odada. La lac Victoria, icône de la régression ?


Voir en ligne : Conflits dans un fleuve, documentaire animalier sur les crocodiles du Nil à voir sur Vodeo.TV

Top