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08 novembre 2004, Libération, Le Parisien, Ouest-France

lundi 8 novembre 2004

Le procès des faucheurs d’OGM téléscopé par la mort d’un anti-nucléaire sous un train. A la veille du procès des "Faucheurs volontaires" qui s’ouvre ce lundi à Toulouse, un militant anti-nucléaire est mort dimanche en Meurthe-et-Moselle sous le train de déchets radioactifs qu’il tentait d’arrêter. « Il faut repenser notre manière d’agir car c’est chèrement payé » estime un militant anti-nucléaire anonyme, cité par Le Parisien. Les nombreuses actions écologistes contre l’industrie nucléaire ont-elles montré le mauvais exemple, se demande Ouest-France ? Le quotidien régional breton cite une porte-parole de la Cogema qui accuse : « Ça fait des années qu’on alerte les associations sur le danger qu’elle font courir à leur militants, à nos salariés et aux forces de l’ordre ». Les militants écologistes, associatifs ou politiques, refusent néanmoins de remettre en cause la désobéisssance civile, note Libération qui a demandé à José Bové de réagir après la mort du militant antinucléaire. « Toute action collective amène ce type de risque... Notre réponse à ce risque est la mise en avant du cadre collectif de l’action », répond le leader des anti-OGM. L’éditorialiste de Libération n’est pas d’accord. Il n’est pas interdit d’appliquer aux autres comme à soi-même le principe de précaution, écrit Jean-Michel Helvig. « C’est tout le risque de la théorie de la « désobéissance civique » que d’en faire un système sinon une modalité universelle de recours politique ... qui peut facilement être débordé, s’emballer ou même servir des fins douteuses », conclue l’éditorialiste de Libération.


Voir en ligne : La désobeissance civile, texte fondateur de Henry David Thoreau (version française, format pdf)

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