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08 mars 2006, Le Figaro, Les Echos, L’Economiste (Maroc), Fraternité Matin (Côte d’Ivoire) et Le Messager (Cameroun)

mercredi 8 mars 2006

Grippe aviaire : la psychose des consommateurs, en France et en Afrique. Le spectre de la grippe aviaire a fait des dégâts chez les consommateurs français, mais plus encore en Afrique. « Grâce aux promos, le poulet revient dans le caddie », titre Le Figaro, qui signale que les ventes de volailles ont timidement repris dans les grandes surfaces. Grâce à des opérations du type "deux poulets pour le prix d’un", ou des réductions de prix jusqu’à 50%. « Il y a un effet d’aubaine. des consommateurs profitent des promotions pour remplir leurs congélateurs », analyse Thierry Desouches, de Système U. « De fait, tous les clients n’ont pas perdu l’appétit de poulets et autres volatiles », constatent Sophie Peters et Claire Gatinois dans Les Echos. Les deux journalistes citent une étude BVA qui indique que 34 % des consommateurs seraient confiants, 30 % inquiets, et 34 % paniqués. Pour « faire oublier la peur du poulet », les deux journalistes des Echos soulignent qu’il y a eu deux types de communication : « l’une est d’initiative européenne et porte sur les aspects sanitaires pour rappeler que « la consommation de volaille ne présente pas de risque », l’autre est française et se veut plus commerciale » : 2 millions d’euros de pub télé. « La publicité est faite pour vendre. Si vous passez par elle pour dire « il n’y a pas de danger », vous provoquez la suspicion (...) Une viande ou un yaourt, ce n’est pas une marque », réagit Louis Orenga, directeur du Centre d’information des viandes (CIV).
Au Maroc, le marché du poulet a subi en quatre mois « une chute vertigineuse de près de 50% du volume des ventes » à Agadir, signale la correspondante du quotidien L’Economiste. Un professionnel de la filière réclame une campagne de communication « afin de bien informer l’opinion publique sur les dangers réels de la maladie ». Les amateurs de poulet ont aussi « perdu l’appétit » en Côte d’Ivoire, signale le quotidien Fraternité Matin, qui s’est rendu en reportage dans les « maquis » d’Abidjan « connus pour leurs succulents poulets braisés ». « L’apparition de la grippe aviaire au Nigeria a créé une véritable psychose chez les habitués », constate le journaliste, Nimatoulaye Ba. Il insiste avec les restaurateurs sur le fait que le poulet des maquis « n’est pas importé ». Les poulets porteraient même le label Coquivoire. Même scène de pyschose décrit au Cameroun par Le Messager. Le journaliste, Joseph Flavien Kankeu, termine son reportage en affirmant que « plutôt que de s’étriper au sujet de l’argent débloqué par le gouvernement pour mettre en place une stratégie nationale de prévention de la grippe aviaire, les autorités (...) devraient trouver des stratégies de communication pouvant permettre aux Camerounais d’être mieux informés sur la grippe aviaire qui jusqu’ici n’a pas encore traversé les frontières du territoire national ».


Voir en ligne : Le Messager publie également une interview de Bernard Njonga, champion du poulet "bicyclette" local contre les poulets congelés importés

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