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08 juillet 2005, Le Figaro et La Dernière Heure (Belgique)

vendredi 8 juillet 2005

Maïs béarnais sans défense et maïs US résistant aux OGM. Pas besoin de José Bové et ses amis Faucheurs Volontaires : à proximité de Pau, une parcelle de maïs a été détruite à 61%... par des larves de taupin. « Le maïs est livré aux ravageurs », s’alarme Le Figaro, qui explique dès le titre les raisons de cette hécatombe : la parcelle, comme tous les champ de maïs de France, a été « privée de Gaucho ». Et de tout autre insecticide, précise Marc Mennessier, qui a visité cette parcelle expérimentale de l’institut Arvalis. L’envoyé spécial du Figaro regrette ouvertement la suspension du Gaucho et du Régent, accusés à tort selon lui de tuer les abeilles. Il rappelle également que d’autres produits phytosanitaires ont été interdits ces dernières années dans les champs de maïs, depuis le lindane jusqu’à l’atrazine, qu’il préfère noyer dans l’appelation plus générale des « insecticides organo-phosphorés ». « Pour faire face à cette situation inédite, les producteurs ont dû se retourner vers des molécules anciennes, moins efficaces ou retirées du marché pour cause... de toxicité », souligne finalement Marc Mennessier, qui ajoute : « pas sûr que l’écologie en sorte vraiment gagnante... »
Au Nebraska, un agriculteur-agronome se frotte les mains devant la montée en puissance des cultures OGM. 57% des variétés de maïs plantées aux USA sont transgéniques, selon un rapport du département américain de l’agriculture relaté par le quotidien belge La Dernière Heure, qui relate comment Tom Hoegemeyer a mis au point une variété résistant aux OGM : « après avoir produit en climat tropical huit générations de cette variété pour en éliminer tout élément génétique extérieur, il a fini par mettre au point une variété rejetant systématiquement tous les pollens extérieurs sauf le sien ». Baptisée PuraMaize, cette variété est actuellement soumise à l’examen de la FDA et devrait être commercialisée dès 2006, d’abord au Nébraska puis dans le monde entier, espère son concepteur. « Le PuraMaize permettrait aux céréaliers américains et aux exportateurs de reprendre des parts de marché dans les pays comme le Japon ou ceux de l’Union Européenne qui rejettent les OGM », explique M.Hoegemeyer. Un marché d’ors et déjà estimé à 23 milliards de dollars. « Maïs naturels et OGM vont pouvoir coexister », annonce en titre La Dernière Heure.


Voir en ligne : Le programme de la visite de presse organisée par l’institut Arvalis sur sa station expérimentale de Montardon

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