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07 novembre 2006, Sud Ouest, Le Figaro, Libération, L’Humanité et Midi Libre

mardi 7 novembre 2006

OGM : une nouvelle "cible" au bout du fusil. La dernière opération-commando de José Bové a failli mal tourner : le responsable d’un silo pris pour cible par les Faucheurs Volontaires en Gironde a sorti son fusil. « Coup de feu sur les anti-OGM », titre Sud Ouest, qui relate les faîts en détail, tout en mentionnant que l’auteur du coup de feu, Marc Gibelet, « n’a pas souhaité s’exprimer ». Selon la version du Figaro, M Gibelet « a fait feu en l’air dans la direction des faucheurs sans blesser personne ». L’article du quotidien national s’intéresse surtout au sort de José Bové, placé en garde à vue alors qu’il allait porter plainte à la gendarmerie, et présenté par le journaliste Daniel Cadis comme « l’arroseur arrosé ». Le correspondant régional de l’Humanité préfère présenter la version de militants anti-OGM présents sur place : « l’exploitant a fait feu dans la direction des manifestants, le silo porte l’impact des plombs ». Comme L’Humanité et Le Figaro, Libération titre sur la garde à vue de José Bové, mais la journaliste Sandrine Cabut, qui n’était pas sur place, présente les deux versions des faîts : M.Gibelet aurait tiré « en l’air selon la gendarmerie, en direction des manifestants, selon José Bové ». Quoiqu’il en soit, cette action dénote « une radicalisation de la stratégie des anti-OGM », analyse Sud Ouest dans un deuxième article. Le journaliste Bertrand Ruiz prévient que l’action contre le silo de Lugos « ne sera pas un simple coup sans lendemain » et fait état d’autres silos, « deux ou trois », repérés par les Faucheurs. Le Figaro revient lui aussi aujourd’hui sur cette « cible d’un genre un peu nouveau pour ceux qui jusqu’à présent s’employaient avant tout à arracher des plants de maïs destinés aux seules expérimentations ». Dans une interview à Midi-Libre, José Bové accuse Marc Gibelet : « ce n’est pas un agriculteur. C’est un chef d’entreprise, un pollueur notoire qui ne sait pas se maîtriser. C’est un véritable danger. Si un jeune de banlieue avait fait la moitié de ce qu’il a fait, tirer sur des gens avec un fusil, emboutir quatre véhicules, ça aurait fait la "une" de tous les journaux. »


Voir en ligne : En septembre, une parcelle de maïs OGM avait déjà été fauchée anonymement à Lugos, rappelle Sud Ouest

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