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07 novembre 2005, Le Figaro, 20 Minutes, Le Matin et agrihebdo (Suisse)

lundi 7 novembre 2005

Haro sur la bio dans le Figaro. Le Figaro ne suit pas l’engouement pour la bio en France. Si 84 % des Français ont une image favorable des produits bio, en raison de leur qualité, de leur goût et de leurs vertus pour la santé, selon une étude de l’agence Bio relayée vendredi par le quotidien gratuit 20 Minutes, le journaliste Marc Mennessier expliquait le lendemain dans le Figaro que ces produits sont en substance plus chers, sans être meilleurs. Le journal reprend en fait une étude vétérinaire d’un professeur suisse de l’université de Berne, Jürg Blum, qui démontre que « le lait de vache bio n’est pas de meilleure qualité que le lait traditionnel ». Pis, « les vaches élevées selon les méthodes bio souffrent plus souvent d’infections du pis, le plus souvent indétectables, qui font courir le risque de voir des germes microbiens contaminer le lait », ajoute Marc Mennessier. Cette étude, révélée le mois dernier par le quotidien suisse de Lausanne Le Matin, « a jeté un énorme pavé dans la mare », affirme Le Figaro. C’est une « polémique inutile », estime l’hebdomadaire professionel agricole de suisse romande agrihebdo . « Qui a intérêt à démolir le « bio » ? », s’interroge le journaliste Jean Rodolphe Stucki, qui ajoute dans son commentaire : « peu importe que ce lait soit théoriquement meilleur ou moins bon que l’autre, qu’il soit plus cher ou pas, l’essentiel est qu’il se vende, qu’il corresponde à une certaine demande et qu’il assure une plus-value pour l’agriculture ». C’est justement l’argument économique avancé, « perfidement » selon le Figaro, par Le Matin pour souligner que les agriculteurs bio « défendent un marché qui pèse un milliard de francs suisses (environ 600 millions d’euros) ». Le journaliste français glisse au passage que les vaches bio produisent de 5 à 12% de lait en moins que leurs homologues avant d’asséner que « la bio n’est pas en mesure de répondre aux défis alimentaires d’aujourd’hui ». Marc Mennessier cite cette fois un agronome américain de l’université de l’Ohio, Rattan Lal, qui affirme : « la bio pourrait au mieux nourrir un milliard d’habitants, mais nous sommes déjà six milliards et demain nous serons huit ou dix. »


Voir en ligne : L’évaluation nutritionnelle et sanitaire des produits bio par l’AFSSA en 2003

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