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07 juillet 2005, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, Libération, Le Monde et Le Temps (Genève)

jeudi 7 juillet 2005

Le climat, entre économie et diplomatie. Sous l’impulsion de Tony Blair, les chefs d’Etats réunis en Ecosse pour le sommet du G8 vont tenter de se mettre d’accord sur les mesures à prendre pour lutter contre le réchauffement climatique. Les nations des 8 pays les plus industrialisés produisent près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre, souligne Michel de Pracomtal dans le Nouvel Observateur, qui consacre sa couverture au réchauffement planétaire. Ce thème a été présenté par sir David King, conseiller scientifique du premier ministre britannique, comme « le plus grave problème auquel nous soyons confrontés aujourd’hui – avant même la menace du terrorisme ». Cette formule, publiée en janvier 2004 dans la revue américaine Science, était à l’évidence destinée en priorité à Georges Bush et aux Américains, « responsables de 20% des émissions de gaz à effet de serre dues à l’activité humaine », comme le rappelle le journaliste du Nouvel Observateur. « Sous la pression de l’opinion publique américaine, Bush pourrait être contraint à lâcher du lest », analyse Philippe Goulliaud dans Le Figaro, qui présente la question climatique comme une opposition entre George Bush et Jacques Chirac, « très en pointe dans ce combat ». De passage au Danemark avant de se rendre en Ecosse, le président américain a lancé lui aussi une petite phrase, abondamment commentée : « Je reconnais que la surface de la Terre est plus chaude et que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre provoquée par l’activité humaine contribue au problème ». Juste de quoi « sauver les apparences », estime Christian Losson dans Libération. Le journal évoque « un accord a minima », « truffé de subtilités sémantiques » et « des concessions minimes » de Washington, résumant en titre : « Bush toujours pas chaud pour Kyoto ». Dans le quotidien suisse Le Temps, Alain Campiotti explique que l’étape de George Bush à Copenhague était symbolique car c’est la ville de Bjorn Lomborg, un ancien de Greenpeace devenu « la coqueluche de l’administration et de l’industrie américaine » pour avoir tenté de démontrer, statistiquement et économiquement, que « Kyoto, c’est idiot ». Selon un membre de la délégation américaine cité par Libération, l’application du protocole de Kyoto aurait coûté « 400 milliards de dollars de pertes sèches et 5 millions d’emplois à la trappe » aux USA. « Mais les Etats-Unis changent, plus vite que leur président », note le correspondant du Temps à New-York, en énumérant les « initiatives concrètes » prises par des villes, des Etats ou des entreprises américaines pour limiter l’émission de gaz à effet de serre. « Les élites nord-américaines ne sont pas alignées sur les positions de George Bush », ajoute le Nouvel Observateur, qui en veut pour preuve cette chronique publiée dans le New-York Times faisant l’éloge de Toyota et souhaitant « que le constructeur japonais diffuse en masse ses véhicules hybrides, fût-ce au prix de la faillite de General Motors ! » Une question demeure en suspens : qui vendra des voitures aux Chinois ? « Le nouvel essor capitaliste chinois axé sur le modèle consumériste américain, s’il se poursuit de la sorte, mettra le reste de la planète en danger d’ici une trentaine d’années », avertit Frédéric Koller dans le Temps, qui annonce en titre d’un deuxième article que « la Chine polluera davantage que les Etats-Unis d’ici à dix ans ».


Voir en ligne : Le rapport de l’observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) est disponible sur le site du ministère de l’Ecologie

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