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07 février 2006, Sud Ouest et Agrihebdo (Suisse)

mardi 7 février 2006

Après les oenologues, les pédologues au chevet du vin. Le vin, c’est aussi la vigne. En France comme en Suisse, les recherches se font plus précises sur la notion géologique de "terroir". L’hebdomadaire professionel de Suisse romande Agrihebdo ditingue les "vins technologiques" des "vins de terroirs", « issus de cépages et de techniques qui cherchent à exprimer au mieux les subtiles différences que peuvent apporter un sol, une exposition ou un microclimat ». Basé à Bordeaux, le quotidien régional Sud Ouest rappelle que si les meilleurs terroirs français ont été « répertoriés empiriquement au cours des siècles, ce qui a servi de base à la délimitation des AOC en 1935 », ils « sont en fait très peu connus scientifiquement ». Le journaliste César Compadre explique que le vignoble de Bergerac a investi 625.000 euros sur plusieurs années pour effectuer 2.000 carottages, creuser 200 fosses et finalement cartographier finement les sols et sous-sols des 40.000 ha de l’appelation. Tout en affirmant que « cette étude de terroir bergeraçoise est d’une ampleur inégalée en France », le journaliste note qu’« un travail similaire a été mené en Anjou, en Alsace, à Madiran, à Jurançon et à Cahors » et mentionne que les Côtes de Bourg et les Côtes de Castillon se lancent aussi dans ce type d’opération. C’est également le cas des vignerons suisses du pays de Vallais, qui ont confié leur étude de sol à une agronome-pédologue française, rapporte Agrihebdo. « Le sol oui, mais il n’y a pas que lui », ajoute l’hebdomadaire suisse, précisant qu’une étude des climats et microclimats est actuellement en cours. Sud Ouest reste plus ancré sur les racines et le sol, incitant même les vignerons à planter davantage de ceps malgré la crise actuelle du vin français. « Un producteur pourra arracher à un endroit médiocre et replanter dans un meilleur terroir », explique un producteur de Bergerac.


Voir en ligne : L’Ecole Nationale d’Ingénieurs des Travaux Agricoles (ENITA) de Bordeaux mène des recherches sur les transferts sol/plante

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