Accueil > Archives > 07 décembre 2004, Libération, France2, La Voix du Nord, Le Parisien et 20 (...)

07 décembre 2004, Libération, France2, La Voix du Nord, Le Parisien et 20 Minutes

mardi 7 décembre 2004

Chauffage au blé. A l’occasion du dernier sommet de l’ONU sur le réchauffement climatique qui vient de s’ouvrir en Argentine, Libération propose un reportage sur un agriculteur du nord de la France qui se chauffe... au blé. Ce producteur de porcs, Xavier Delommez, chauffe sa maison et son exploitation avec son « blé de chauffe » cultivé sur des champs en jachère, raconte la journaliste, qui n’oublie pas de sortir la calculatrice : grâce à la prime de 410 euros par hectare versée par l’Union Européenne, les 20 tonnes de « céréales-énergie » utilisés cet hiver n’auront finalement coûté que 760 euros. « Main-d’oeuvre et passage de moissonneuse-batteuse compris », précise Libération. Le sujet a fortement impressionné la rédaction de France 2, qui a à son tour consacré un reportage à cet agriculteur dans son édition de 13 heures. L’agriculteur valenciennois était déjà une vedette locale pour son mode de chauffage original. La Voix du Nord lui avait consacré un reportage en début d’année. Il ne chauffait alors que sa maison et s’apprêtait à équiper la porcherie, selon le résumé publié sur le site d’une association locale de protection de l’environnement voisine de l’exploitation. Le quotidien régional nordiste est revenu voir l’agriculteur lorsque celui-ci a décidé de faire rouler ses tracteurs au colza. « C’est un copain parti à un salon au Danemark qui m’a dit que là-bas, ils vendaient des chaudières au blé. Je me suis renseigné sur l’Internet », explique Xavier Delommez à Libération. Selon le journal, il existerait une centaine d’installations de ce type en France. En octobre et novembre dernier, Le Parisien et le quotidien gratuit 20 Minutes s’étaient déjà intéressés à la chaudière à blé installée à Lescherolles (Seine-et-Marne), en pleine Brie céréalière, pour chauffer la mairie et l’école du village. Une expérience soutenue par la Coordination Rurale, soucieuse de trouver des débouchés pour le blé contaminé par des micotoxines. Les syndicalistes ont pris soin de présenter ce blé comme un déchet, impropre à la consommation. Xavier Delommez, lui, se désole d’être obligé de mélanger son blé à du fuel pour empêcher toute commercialisation alimentaire. Car comme le souligne l’envoyée spéciale de Libération, brûler du blé provoque des levées de bouclier. « Deux curés m’ont dit que je ferais mieux d’envoyer cette nourriture aux pays qui connaissent la famine », confie l’agriculteur nordiste.


Voir en ligne : Le site de Valbiom, une association belge spécialisée dans la valorisation de la biomasse

Top