Accueil > Archives > 05 novembre 2004, Libération et La Voix du Nord

05 novembre 2004, Libération et La Voix du Nord

vendredi 5 novembre 2004

Le Round Up est-il écolo ? La firme Monsanto a-t-elle le droit de présenter son célèbre désherbant Round Up comme un produit "biodégradable" ? Estimant qu’il s’agit d’une publicité mensongère, l’association Eaux et Rivières en Bretagne avait traduit l’entreprise devant le tribunal correctionnel de Lyon. Mais le procès a été reporté à juin 2005, faute d’avoir pu retrouver l’adresse française du principal distributeur du produit en France. Ce renvoi arrange bien Monsanto France qui détient 60 % du marché du glyphosate, soit 3 200 tonnes de Round Up sur 5 400 tonnes vendues par an, estime Eliane Patriarca dans Libération. La journaliste affirme que la firme a doublé en France ses ventes de glyphosate, la matière active du Round Up, entre 1997 et 2002, « grâce à une massive campagne de pub télévisée en 2000 ». Elle expliquait dans un article paru la semaine dernière que Monsanto avait pourtant retiré de ses publicités les mentions de biodégradabilité et de respect de l’environnement dès 1996 aux Etats-Unis, « à la suite de plaintes de consommateurs ». En France, les consommateurs ne font pas toujours preuve de prudence, note La Voix du Nord. Le quotidien nordiste cite l’employé d’une jardinerie de l’aglomération lilloise qui explique que les consommateurs « sont très influencés par la publicité télévisée. Certains utilisent le désherbant à tort et à travers, même s’il ne correspond pas à leurs réels besoins, et même s’il y a des solutions alternatives moins agressives pour l’environnement. Le paillage ou le désherbage manuel ou thermique, par exemple. »


Voir en ligne : Les élements à charge contre le glyphosate sur le site BIOGASSENDI, militant pour le jardinage bio

Top