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04 novembre 2005, Libération, Agrisalon,Vitisphère, Ca m’intéresse et La Presse (Canada)

vendredi 4 novembre 2005

France : le vin du pays contre les vins de pays ? Petite révolution en vue dans le monde du vin français : la création annoncée d’un vin de pays "vignobles de France". Ce label permettrait l’assemblage de productions de différentes régions, résume Libération qui titre sur l’apparition d’un « vin d’origine incontrôlée ». Le site professionnel Agrisalon explique que cette nouvelle famille de vins permettra le développement de grandes marques françaises sur le marché mondial. Il souligne que 95% des syndicats de producteurs de vins de pays sont favorables à cette dénommination qualifiée de « complémentaire ». Oubliant au passage les vins de pays d’Oc, la principale fédération en volume (30%) comme le souligne Libération. Le journaliste Florent Latrive explique que c’est là que « les vignerons craignent le plus de se faire ratiboiser par des négociants ». Le développement du vin de pays d’Oc est pourtant présenté comme « une extraordinaire success story » par Vitisphère, autre site professionnel. Il est précisé que le syndicat entend lancer sa propre marque « SOUTH OF France ». Au Canada, le journaliste Jacques Benoit se souvient encore de ces vins de table du Languedoc (sans appellation), commercialisés en bouteilles de plastique d’un litre et fermées par une petite capsule aussi en matière plastique. Dans son article paru dans La Presse, le journaliste québécois compare les méthodes artisanales d’un petit producteur de la vallée du Rhône avec les installations « comparables à une raffinerie de pétrole » d’un brasseur de bière australien d’origine allemande qui s’est lancé dans le vin. La production industrielle peut donner elle aussi des vins de qualité convenable, ou même de bonne qualité, affirme le journaliste, qui estime que les productions artisanales et industrielles peuvent fort bien coexister. Ce n’est pas l’avis de Jean-Paul Frétillet, journaliste de Ça m’intéresse, qui estime qu’« il n’y a plus de place en France pour du vin industriel » car « les étrangers font ça mieux que nous ». Son article, paru dans le n° d’octobre du mensuel, se demandait gravement si la France était « encore la patrie du vin ».


Voir en ligne : Présentation de l’Association Nationale Interprofessionnelle des Vins de Table et des Vins de Pays (ANIVIT) sur le site de la nouvelle Agence Française d’Information sur le Vin

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