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04 mai 2005, RFI, Le Soleil, Wal Fadjri, Le journal de l’Economie (Sénégal), San Finna, Le Pays (Burkina)

mercredi 4 mai 2005

Le coton vu d’Afrique. L’arrivée dans les supermarchés français de tee-shirt "équitables" ne fait pas la une des journaux africains. A Dakar, Le Soleil annonce une réunion des cotoniers africains qui prépareront les 6 et 7 mai à Sahy le prochain sommet de l’OMC à Hong-Kong. Thème de la rencontre : « Proposition de stratégies de sortie de crise, face à la chute des cours internationaux pour les filières cotonnières africaines ». Le programme complet est disponible sur le site de l’ONG Enda. Les subventions américaines aux producteurs de coton ont été condamnées au mois de mars à Genève par l’OMC, signale RFI. « Les Africains sont restés spectateurs de la bagarre entre Américains et Brésiliens », note Jean-Pierre Boris, dans sa chronique des matières premières. Au Burkina, « les producteurs sont en voie d’être des esclaves », note même le journal Le Pays. La polémique s’étend aussi au Sénégal, dans les colonnes du grand quotidien Wal Fadjri. Un ingénieur agronome a écrit en avril dernier un article pour décrire comment le coton entretient la pauvreté en milieu rural. Le responsable d’un groupement de producteurs lui a répondu une semaine plus tard. « Les producteurs de coton, ouest-africains ne doivent pas seulement faire la guerre aux subventions. Ils doivent aussi faire face à un autre ennemi : l’Hélicoverpa armigera, un ravageur qui réduit fortement les rendements », explique pour sa part l’hebdomadaire Le journal de l’économie, publié à Dakar. Le journaliste Habibou Mabye insiste sur le rôle des produits phytosanitaires pour améliorer les rendements et évoque également le coton transgénique, « innovation importante » et « alternative » aux produits chimiques. Au Burkina, un autre hebdomadaire, San Finna, semble un peu sceptique à l’idée de « tout miser sur l’ " ogémisation " des cultures africaines pour sauver les cotonculteurs », rangée parmi « les propositions dominantes au goût du jour ». L’hebdomadaire cite l’ancienne ministre de la culture du Mali, Aminata Traoré : « Nous demander de nous servir des OGM permet de ne pas réviser la question des prix, tout simplement ».


Voir en ligne : Commerce inéquitable, le roman noir des matières premières, un livre de Jean-Pierre Boris à paraître le 10 mai

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