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04 avril 2006, Le Figaro, Nouvel Obs, AFP et agence d’information agricole romande

mardi 4 avril 2006

Archéobotanique du blé. Un article publié le 31 mars dans la revue scientifique Science propose une nouvelle datation des débuts de l’agriculture. « Les premières cultures de céréales dans le bassin fertile du Proche-Orient pourraient dater de 10 500 ans à 12 000 ans, mais il va falloir attendre un millénaire avant que le blé produit ne soit transformé en farine », résume l’agence d’information agricole romande AGIR. Sur le site du Nouvel Obs, Cécile Dumas insiste à son tour sur « la lente domestication du blé ». « Le remplacement des espèces sauvages par les espèces domestiquées ne s’est faite que très progressivement », explique la journaliste, qui présente les travaux des deux scientifiques signataires de l’article, George Willcox et Ken-Ichi Tanno, comme une « déduction ». Dans Le Figaro, Yves Miserey insiste sur la nouveauté du « raisonnement » des deux chercheurs sur cette « lente domestication » du blé et de l’orge. « Les modèles fondés sur la sélection génétique laissaient penser que la domestication de ces deux céréales que l’on trouve à l’état sauvage dans le nord de la Syrie et l’est de la Turquie, se serait effectuée en l’espace de 200 à 300 ans », explique le journaliste. Elle se serait en fait « étalée sur plusieurs milliers d’années », résume Le Figaro. « On peut penser que cela a été d’autant plus long que les hommes faisaient la récolte avant maturité pour éviter de perdre trop de grains », explique George Willcox. Tous les articles reviennent sur le caractère « non déhiscent » du blé domestiqué, c’est à dire que l’épi ne perd plus ses grains enveloppés dans la balle, contrairement aux variétés sauvages. Yves Miserey ajoute que George Willcox a fait des cultures expérimentales de blé sauvage, en Ardèche, où ce chercheur d’origine britannique s’est installé. Le journaliste du Figaro explique enfin que « la culture du blé et de l’orge a débuté en Syrie et à l’est de la Turquie pour une simple raison : c’est là seulement que se trouvent les espèces sauvages ». Une dépêche AFP, publiée sur le site portail Nordnet, ajoute que l’étude du chercheur et de son étudiant en post-doc porte sur le blé, « car ses graines fossilisées peuvent franchir les millénaires, contrairement à d’autres cultures probablement pratiquées dans les premiers âges de l’humanité, comme les lentilles. »


Voir en ligne : Présentation de l’équipe de recherche Archéorient où travaille George Willcox sur le site de la Maison de l’Orient

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