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03 mai 2005, Le Monde, L’Humanité et Migros Magazine

mardi 3 mai 2005

Commerce équitable et coton OGM. A l’occasion de la quinzaine du commerce équitable, le ministre du commerce, Christian Jacob, a annoncé que la France allait se doter d’une norme en 2006. Un premier projet préparé par l’AFNOR a été rejeté par les associations Artisans du Monde et Max Havelaar, précise Françoise Amalou dans Le Monde. Pourtant très présent en France et plus encore dans d’autres pays européens, le logo noir et bleu Max Havelaar « n’est ni une marque ni une entreprise privée », mais « une caution internationale », explique la journaliste. Un petit encadré sur le site du journal ajoute que ce label, qui peut aussi s’appeler Fairtrade ou Transfair selon les pays, est délivré par Flo International (Fairtrade Labelling Organization) basé aux Pays-Bas et contrôlé par Flo Cert, installée en Allemagne, suivant la norme ISO 65. « M. Jacob veut rencontrer, avant l’été, le commissaire européen à la consommation afin d’initier, en collaboration avec son homologue allemande, la ministre fédérale Reynate Künast, une norme communautaire », précise Florence Amalou. Cette labellisation européenne « permettrait de demander un statut d’exception à l’Organisation mondiale du commerce », note l’éditorial du Monde. L’Humanité s’alarme d’une autre exception : l’arrivée sur le marché du coton équitable pourrait faire le lit des OGM. « Pour développer sa première filière non alimentaire, l’organisation de commerce équitable a signé un accord avec Dagris, le Monsanto français », expliquait vendredi un article du quotidien communiste qui dénonce le « dérapage de Max Havelaar ». Un double-jeu également dénoncé par des militants Verts, notait le site Novethic en mars dernier. Les associations de producteurs doivent pourtant « bannir certains pesticides et refuser l’achat et l’utilisation de semences OGM », expliquait Gaëlle Bohé. L’agence de presse suisse ATS assure que le coton ne doit pas avoir subi de manipulation génétique. La chaine de magasins suisses Migros va encore plus loin et assure, dans son magazine à destination de ses clients, qu’elle soutient financièrement un projet de coton bio. « Soyons clair : sans protection phytosanitaire chimique, il n’y a pas place, aujourd’hui, pour une production cotonnière rentable en Afrique », affirme François Beroud, ingénieur agronome, sur le site internet de Dagris. De son coté, le site de Max Havelaar souligne que « la fibre d’origine africaine, telle qu’elle est cultivée, a un impact réduit sur l’environnement, en comparaison aux cultures intensives de la région de la mer d’Aral, de la Chine ou de la « coton belt » américaine. »


Voir en ligne : Le coton bio en Afrique sur le site du réseau anglais Pesticide Action Network (en anglais)

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