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03 juin 2005, Libération, Le Figaro et Sud Ouest

vendredi 3 juin 2005

Arcachon : l’Ifremer désavouée. La commercialisation des huîtres du bassin d’Arcachon est à nouveau autorisée. Le préfet de Gironde a pris cette décision jeudi au vu de nouveaux tests pratiqués en début de semaine. « Cette annonce, certes appréciée par les professionnels, ne lève pas toutes les interrogations de leur part », note toutefois Sud Ouest. Le quotidien régional explique que les tests sur les souris pratiqués par la station de l’Ifremer d’Arcachon, à l’origine de l’alerte, révèlent toujours la présence de toxines, mais que deux autres laboratoires saisis par le préfet ont conclu quant à eux à une non-toxicité. « Nul ne parvient à expliquer pourquoi les analyses réalisées par l’Ifremer, le laboratoire d’Arcachon, sont positives et relèvent une toxicité des huîtres, alors que les laboratoires de Vendée et de l’Afssa, sollicités pour des contre-analyses, n’ont pas relevé de toxicité problématique sauf pour les moules, qui restent pour l’instant interdites à la vente », souligne Libération. « L’Ifremer est-il vraiment fiable ? », se demande un détaillant repris par l’envoyé spécial du quotidien à Gujan-Mestras. Le Figaro s’interroge à son tour : les huîtres du Bassin étaient-elles véritablement dangereuses ou ont-elles été simplement victimes du principe de précaution ? Les ostréiculteurs remettent en cause le « test de la souris », relate le journaliste du quotidien, qui explique que les quantités de toxines injectées aux rongeurs dans les laboratoires représentent, en proportion, « quelque soixante-quinze douzaines d’huîtres pour un être humain... » Dans les pages locales de Sud Ouest, des producteurs d’Arcachon témoignent : « on n’a pas arrêté d’en manger durant ces semaines. Sans être malades ! » Un producteur estime qu’il faut « très vite remettre en question les tests biologiques "souris" ». « Ils ont prouvé qu’ils n’étaient pas fiables. » Un autre s’interroge : « pourquoi nous a-t-on laissé exporter le naissain dans d’autres centres au risque de les contaminer ? »


Voir en ligne : Les huîtres de Leucate ont aussi été confrontées à l’algue Dynophisis. Un "risque à prendre au sérieux", selon l’Ifremer.

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