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02 mai 2005, L’Humanité, Nouvel Obs, La Libre Belgique, RTL, AFP

lundi 2 mai 2005

Bébés-médicaments autorisés en Grande-Bretagne. Les Law Lords, la plus haute instance de la justice britannique, ont autorisé la semaine dernières les "bébés-médicaments". La Libre Belgique estime que ce terme n’est pas « joli ». Faut-il les appeler « bébés-docteurs » ou « bébés-donneurs », s’interroge Annie Hautefeuille, de l’agence France-Presse, qui parle également de « bébés du double-espoir ». L’Humanité regrette pour sa part que « les juges britanniques ont été frappés de cécité ». La journaliste Emilie Rive reprend les arguments de l’association CORE (Comment on Reproductive Ethics - Commentaire sur l’éthique reproductive), qui avait saisi les Law Lords pour s’opposer à cette naissance, d’abord interdite par un tribunal puis autorisée en appel. « La décision rendue désole le CORE, et les mouvements anti-avortement », note la RTBF. La radio-télévision belge francophone explique brièvement que c’est un couple britannique déjà parents de 4 enfants, dont un atteint d’une maladie génétique grave, qui est à l’origine de la demande. La Libre Belgique précise leur nom, Raj et Shahana Hashmi, et ajoute que le couple n’avait pas attendu la décision de justice, mais que la grossesse de Mme Hashmi n’avait pas pu être menée à terme. Selon le site du Nouvel Obs, le couple a connu deux grossesses infructueuses, mais avant la première décision d’interdiction du tribunal en décembre 2002. La question des bébés-médicaments est posée depuis le 29 août 2000, rappelle La Libre Belgique, avec la naissance à Denver dans le Colorado, d’Adam, « le premier bébé conçu, sans doute avec beaucoup d’amour, mais néanmoins à des fins thérapeutiques ». En France, la nouvelle loi de bioéthique du 6 août 2004 a légalisé le "bébé-médicament", souligne Sophie Aurenche sur le site de RTL, précisant que les décrets d’application ne sont pas encore rédigés et signés. La chroniqueuse de la station de radio ajoute qu’une dizaine de familles seraient concernées en France et qu’elles allaient jusqu’à présent à l’étranger, « faute de cadre législatif ». Outre l’Angleterre, l’Espagne et la Belgique ont également légalisé cette pratique, précise Sophie Aurenche. « L’enfant programmé pour le don existe déjà sans que les médecins soient impliqués », relève pour l’AFP le Pr Eliane Gluckman. Officiant à l’Hôpital Saint-Louis de Paris, elle évoque le cas d’une mère qui entame sa cinquième grossesse pour tenter de sauver un aîné souffrant d’une maladie sanguine.


Voir en ligne : Le site de la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), qui a autorisé le "bébé-médicament" en Grande-Bretagne (en anglais, of course)

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