31/05/2013
Veille alimentation, agriculture et société. 31 mai 2013
Mots-clés: Consommation , OGM

Etats Unis : cherche désespérément ingrédients alimentaires non génétiquement modifiés


Marche arrière toute, dans la culture des OGM aux Etats Unis ? Un article du New York Times "Seeking Food Ingredients That Aren’t Gene-Altered" (traduit par le Meridian Insitute) révèle que la pression citoyenne en faveur de l’étiquetage des produits contenant des Ogm a créé, de manière inattendue, une nouvelle crise.
Désormais, les entreprises alimentaires américaines qui veulent remplacer les ingrédients GM par leurs homologues classiques se cassent les dents : face au déficit d’ingrédients conventionnels ou bio disponibles sur le marché, ils doivent se tourner vers des fournisseurs étrangers. Car il faut le savoir, aux Etats Unis, environ 90 % du maïs, du soja, du canola et de la betterave produits sont cultivés à partir de semences GM. Pas si simple désormais de faire marche arrière pour les agriculteurs : il leur faudra sans doute du temps, pour revenir à des semences conventionnelles. Un signal inattendu dans le débat déjà complexe des OGM, instruit régulièrement par la Mission Agrobiosciences. Lire l’article intégral traduit par le Méridian Institute ci-dessous.
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A la recherche d’ingrédients alimentaires non génétiquement modifiés
Les entreprises alimentaires qui veulent remplacer les ingrédients génétiquement modifiés (GM) par des ingrédients classiques éprouvent des difficultés. Environ 90 pour cent du maïs, du soja, du canola et de la betterave produits aux Etats-Unis sont cultivés à partir de semences génétiquement modifiées. Les entreprises qui veulent passer aux ingrédients non-GM constatent que les approvisionnements sont souvent exportés, ou sont déjà réservés par des entreprises biologiques et autres. En outre, avec les pressions de plus en plus grandes pour l’étiquetage des produits à base d’ingrédients GM, les entreprises se demandent ce qu’il faudra pour obtenir la certification non-OGM. Jusqu’à récemment, le projet non-OGM était le seul groupe qui offrait une telle certification, et la demande de ses services grimpe en flèche, surtout après la tentative de la Californie d’exiger l’étiquetage en novembre dernier, et l’annonce par la chaîne de supermarchés Whole Foods que tous ses produits devront être étiquetés pour indiquer leur contenu génétiquement modifié. « Nous avons reçu un plus grand nombre d’appels de transformateurs de produits alimentaires qui voulaient savoir si nous pouvons faire en sorte qu’il y ait des approvisionnements non-OGM », a indiqué Lynn Clarkson, fondatrice et présidente de Clarkson Grain, une entreprise qui vend des céréales conventionnelles. Errol Schweizer, un acheteur national de produits d’épicerie chez Whole Foods, a soutenu qu’il y a déjà des pénuries de semences biologiques et conventionnelles, ainsi que d’ingrédients de base provenant de cultures conventionnelles. « Les fournisseurs se rendent à l’étranger pour obtenir ce dont ils ont besoin », a-t-il déclaré. « Nous savons que les agriculteurs ont besoin d’être assurés qu’il y a un marché pour ce qu’ils cultivent, et je dis, s’il vous plaît plantez ces semences, il y a une demande ». Cependant, il faut du temps pour un changement, et les agriculteurs ne peuvent pas tout simplement passer des semences génétiquement modifiées aux semences conventionnelles sans passer par une période de transition. Pour ce qui est des entreprises, changer d’ingrédients peut considérablement nuire à des choses comme le goût, la consistance et la sensation en bouche. « Whole Foods est venue par une porte dérobée et a créé par inadvertance une sorte de crise », a commenté Reuven Flamer, le fondateur de Natural Food Certifiers. L’approvisionnement en semences et cultures conventionnelles, a-t-il soutenu, va devenir problématique. « Nous avons toujours utilisé du maïs non-OGM et notre souci, c’est l’approvisionnement… Je crois qu’il y a un grand nombre d’agriculteurs qui veulent abandonner les OGM. S’ils voient qu’il y a une plus grande demande, je pense qu’ils y répondront », a commenté Manuel Lopez, dont la famille fabrique des produits pour tortillas.

Sources

Lire également sur le site de la Mission Agrobiosciences

Un article issu du New York Times, traduit par le Meridian Institute

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