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Alimentation et société. 14 avril 2016
Cuisine et détention. "Cosa mangiare ?" (Qu’est-ce qu’on mange ?)
Exposition du 2 avril au 22 mai 2016 et ouvrage, par Nicolas Daubanes. Projet coordonné par La Cuisine.
Copyright La Cuisine/Nicolas Daubanes

Dans les festins imaginaires [1], la réalisatrice Anne Georget exhume des tiroirs des carnets écrits par les déportés des camps nazis, japonais ou russes. En leur sein : des recettes de cuisine, recettes échangées, partagées, dont la seule évocation suffisait parfois à provoquer une satiété imaginaire [2], se souvenir de sa vie passée.
Dans l’exposition "Cosa mangiare" - Qu’est-ce qu’on mange ?, l’artiste Nicolas Daubanes aborde à sa manière la question de l’isolement et de l’enfermement à travers le prisme de la nourriture. Dans le cas présent, non pas des camps mais des prisons. Objectif : interroger les liens qui peuvent se tisser autour de l’acte culinaire. De ce travail mené à la Maison d’Arrêt de Montauban, dans le cadre du programme Culture/Justice, porté par la DRAC Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, sont nés une exposition et un livret, à découvrir au centre d’art et de design de Nègrepelisse, La Cuisine. Plus d’informations sur le projet ci-dessous.

 

C’est en 2015 que l’artiste plasticien Nicolas Daubane entame une série d’ateliers à la Maison d’Arrêt de Montauban. L’artiste "y aborde la question de l’enfermement à travers le prisme de la nourriture, interrogeant les rapports sociologiques qui se tissent autour de l’alimentation. En prison, le principe du « bon de cantine » permet aux détenus d’acquérir de la nourriture complémentaire et des ingrédients de cuisine, améliorant ainsi leurs conditions matérielles d’incarcération. Secondé par l’enseignante Bénédicte Faury et avec l’intervention du cuisinier Pascal Boursier, Nicolas Daubanes a proposé aux détenus d’utiliser leurs « bons de cantine » comme un marché de matières premières. Les aliments, détournés et transformés, leur ont permis de travailler à l’écriture et à la réalisation de nouvelles recettes lors d’un atelier de cuisine.
L’atelier sollicite la participation active des détenus. C’est eux qui apporteront la dizaine de recettes réunie dans un livret – objet mis en page par le duo de graphistes Rovo, singeant les fiches administratives de la Pénitencière. Moins qu’un livre de recette, l’ouvrage traduit en creux, à travers le geste apparemment simple de se faire à manger, toute la complexité d’un quotidien marqué par les restrictions dues à l’enfermement.
Y baigne une énergie et une débrouille pour dépasser le cadre restreint de la prison et rétablir, dans un contexte où le temps n’a pas de valeur, une forme vitale de sociabilité, un plaisir du repas confectionné et partagé.

Cosa mangiare, « que manger » en italien, s’intéresse moins au contenu des recettes glanées en prison, qu’aux processus humains et techniques mis en œuvre pour les réaliser.


Projet coordonné par La cuisine, centre d’art et de design de Nègrepelisse dans le cadre du programme Culture/Justice, avec le soutien de la DRAC Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, la Maison d’Arrêt de Montauban, l’ULE (Unité Locale d’Enseignement) et le SPIP 82 (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation).

Exposition "Cosa mangiare du 02 avril au 22 mai 2016
La Cuisine
Esplanade du château / 82800 Nègrepelisse
.
En savoir plus


Illustration : "Four", 2016, deux plaques électriques, deux poêles / Nicolas Daubane.


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[1Film d’Anne Georget, produit par Octobre Production, Neon Rouge, RTBF, CNRS images, 2015

[2Selon les termes d’Edith Combus, déportée à Ravensbrück. Nouvel Obs : http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20150205.OBS1736/les-festins-imaginaires.html

 

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