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Le sens des mots
Cholestérol, pour se faire plus de bile.

Cholestérine. C’est ainsi que le fameux chimiste français, Michel Chevreul, avait baptisé en 1815 ce qui devait devenir le cauchemar des pays riches. Des consonances presque poétiques que se charge de rectifier dès 1859 l’austère Marcellin Berthelot, mandarin de la chimie et scientiste convaincu.

 

Finie, donc, la cholestérine et sa féminité, désormais la substance ainsi désignée dira plus clairement ce qu’elle est : le suffixe -ol, tiré de oleum, la plonge d’emblée dans l’univers du gras. Quant à son genre, devenu du même coup masculin, il donnerait comme un gage de sérieux (ce qui reste fort discutable...). Dommage, un excès de cholestérine sonne moins durement qu’un taux de cholestérol, même inférieur...
Cela dit, même si Chevreul n’eut pas gain de cause, il n’en reste pas moins que sans lui, le cholestérol aurait pu continuer à se faire passer pour... du blanc de baleine. Repéré dès le 18ème siècle dans les calculs biliaires, cette matière cristalline et nacrée fut d’abord confondue par un autre chimiste, Antoine de Fourcroy, avec ... du blanc de baleine. Ce même Fourcroy qui parlera de « tous ces jeunes gens de nulle valeur » en désignant notamment Chevreul. Lequel prit comme un malin plaisir à montrer que le corps gras de Fourcroy n’a rien du cétacé et qu’il est une substance distincte. Il le nommera à l’aide de ses caractéristiques et à partir de deux mots grecs : khôlê, qui signifie « la bile » où la substance a été localisée et stéréos, signifiant « solide », au vu de sa consistance. Une origine étymologique finalement peu appétissante pour un lipide qu’on a dit mauvais, puis bon, puis les deux, avant de finir par parler plutôt de « dyslipidémie », ce qui est nettement plus clair.

 

 

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