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Perturbateurs endocriniens : le bruit du silence  
Modèle productiviste : ces agriculteurs qui sortent du rang 
To be or not to be… an OGM ? 
25 janvier 2006, L’Expansion
   
 

L’agriculture française en 2015 : grandes cultures en plaine, petits élevages en montagne. C’est la vision développée dans un long article de la livraison de février du mensuel L’Expansion. Benjamin Neumann tente d’imaginer le paysage agricole en 2013, lors de fin programmée des subventions de la politique agricole commune. « L’agriculture française, qui tire déjà la moitié de ses revenus de subventions diverses, n’a aujourd’hui plus d’autre choix que d’entamer sa métamorphose si elle ne veut pas mourir », affirme le journaliste, qui ajoute : « la transition s’annonce violente ». L’article pronostique « la disparition de la moitié des 660 000 exploitations recensées à ce jour, au profit d’exploitations deux fois plus grandes qu’aujourd’hui ». Pour le mensuel économique, il n’y a que deux solutions pour les paysans : « la niche de qualité ou la chasse aux rendements ». Pour la première solution, Benjamin Neumann rappelle que près d’une exploitation professionnelle sur trois produit sous un signe officiel de qualité et d’origine. Mais quelques lignes plus loin, il évoque les producteurs de vins de gamme moyenne et basse, débordés à l’export par les concurrents du Nouveau Monde, chiliens, australiens, néo-zélandais, sud-africains et bientôt d’Europe de l’Est, capables de fabriquer des vins aux goûts internationaux à des coûts imbattables. Le journaliste cite alors le président du comité départemental du tourisme de l’Hérault pour qui « une « stratégie de marque » est une des solutions d’avenir pour l’agriculture ». Les céréaliers, eux, « vont pouvoir compter sur de nouveaux débouchés industriels pour leur culture » note Benjamin Neumann, qui affirme en conclusion de son article : « entre la filière agroalimentaire et les biocarburants, l’avenir de l’agriculture passe plus que jamais par l’industrie ». A noter également l’analyse de Vincent Réquillart, chercheur à l’Inra à Toulouse, pour qui la nouvelle PAC et ses 45 milliards d’euros par an profite beaucoup aux grandes cultures et peu à l’élevage ou aux fruits et légumes. « Il n’y a pas, en France, de redistribution possible entre exploitations », semble déplorer M.Réquillart.

   
  L’agriculture, une chance pour la France, document du groupe Prospective du Sénat (2004, format Word):
http://www.prospective.org/upload/actes_rencontres/l_agriculture_une_chance_pour_la_france_oct_2004.doc
  retrouvez la revue de presse :
http://www.agrobiosciences.org/?rubrique23
 
 
   
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